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Je sais, la fréquence des articles ainsi que leur contenu diminuent sensiblement... Mais permettez! Pour avoir des choses à raconter sur le blog, encore faut-il que nous ayons du temps pour vivre quelques expériences dignes d'être ici exposées. Le serpent se mord la queue... Mais en attendant un désormais hypothétique moment libre pour développer sur des sujets plus profonds, nous prenons tout de même quelques minutes pour vous en dire un peu plus.
LA VIE COURANTE
Même si on ne peut pas vraiment parler de routine en Bolivie tant les surprises régissent notre quotidien (des surprises qui régissent...on aura tout vu), nous nous installons tranquillement dans notre nouvelle vie. Emilie est désormais totalement intégrée dans la vie de l'association, et elle se chargera sous peu de vous en dire un peu plus...promis! Elle a même eu droit à un bizutage en bonne et due forme de la part des enfants. Quelques projets prennent forme au CAICC, ce qui lui donne de bonnes perspectives de continuité quand son amie Michelle sera partie.
EMILIE EN ROUTE POUR LE CAICC
Du côté de la fac, tout se passe bien également, malgré un prof de philo qui prend des libertés un peu trop prononcées à mon goût en exposant ses théories. J'essaie d'argumenter, mais encore une fois, même si notre espagnol évolue dans le bon sens, pas facile de défendre un point de vue philosophique différent dans une langue qui n'est pas la mienne... Mais bon, je pense quand même arriver à le convaincre que son point de vue n'est pas universel! Les premiers modules sont terminés, et les notes sont tombées, ce qui n'a pas été pour me déplaire. Je m'en sors avec 78/100 en philo, 92/100 en urba, et 95/100 en projet. Les moyennes sont bien sûr plus élevées quà l'école en France (comment pourrait-il en être autrement quand une promo ramène une moyenne totale de 9 sur un semestre à Clermont...) mais quand même, ça détend!
Nos projets à court terme les plus importants se situent dans un registre totalement différent. Nous devons nous occuper de nos visas, ceux accorder à notre arrivée prenant fin dans un mois, et comme à chaque fois avec l'administration locale, les « blagues » sont monnaie courante. Nous ne savons toujours pas si nous allons payer les 200 euros nécessaires au visa d'Emilie ou si nous allons tenter un coup de filou en sortant du pays tous les 3 mois. Et pour moi, pour qui tout parraissait simple, nous venons d'apprendre aujourd'hui que le visa de tourisme ne pouvait plus être transformé en visa d'étudiant, et qu'il fallait par conséquent aller dans une ambassade française dans un autre pays faire un visa avant de revenir... Après quelques négociations, il semble que je puisse passer à travers les mailles du filet, la loi ayant été modifiée entre mon arrivée au pays et ma demande de visa. A suivre. Notre second projet réside dans l'achat d'un clône survitaminé de notre Tornado Indien, en d'autres mots, une moto. Outre le prix et les formalités d'immatriculation, nous devons nous pencher sur le permis... et comme beaucoup le savent, ce n'est pas un point qui occupe habituellement la majeure partie de mon esprit! Mais bon, ici, tout est plus simple, et en 2 semaines tout devrait être réglé. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.

A L'ECOLE EN SHORT EN PLEIN HIVER...VALABLE!
WEEK END A LA PAZ
La nouvelle est tombée la semaine dernière: le 14 Septembre étant l'anniversaire de Cochabamba, le 15 sera ferié, histoire que tout le monde cuve...Ce n'était pas exactement dit comme ça, mais presque! Et rapidement, nous avons décidé de profiter de ce week end de 3 jours pour voyager un peu, les occasions étant trop rares, et les défilés en ville désormais trop vus. Notre première intention était de visiter Santa-Cruz, à quelques 12 heures de bus, mais mes camarades nous en ont vite dissuadé en raison des fortes émeutes en ce moment. Bon...2ème choix, Sucre (pronocez « Soucré » si l'envie de parler à votre écran vous prend). Nous consultons nos guides pour préparer le voyage, la ville semble sympa, tout prend forme, quand nous allumons la télé Mercredi soir. Et là, comme on dit, tout bascule! Encore une fois, des images d'émeutes, plutôt sportives. Achat de journal le lendemain matin, et confirmation: toutes les routes sont coupées, et même si on arrive à passer, ça sent le chahut. Bon, pas grave, on a toujours une petite excursion sous le coude, mais là, on va surtout trier par ordre de sécurité, et à ce petit jeu, c'est La Paz qui gagne. Nous réservions cette étape pour plus tard, les connexions routières étant sûres et rapides, histoire de boucher quelques jours d'inactivité, mais par la force des choses, ce sera pour ce week end. De plus, ce sera l'occasion de retrouver Pedro et Moumou, 2 copains de l'école de Clermont qui sont en échang à La Paz. Deux coups de fils et un billet de bus plus tard, nous voilà donc partis Vendredi vers 23 heures pour arriver à destination vers 6h15. Histoire de ne pas réveiller nos collègues trop tôt, nous commençons une petite visite de la ville, en prenant de plein fouet les effets du froid et de l'altitude. On est à 3600 m, et notre corps se charge bien de nous le faire remarquer! Je pense que tout le monde se fait une idée de ce que peut être La Paz en terme de joies topographiques, mais vous êtes loin du compte! Ca grimpe tout le temps, ça brûle les mollets, et ça pique les poumons! Mais en contrepartie, la ville nous offre un spectacle que l'on ne peut voir ailleurs. En 2 mots, La Paz, c'est taré! Je vous promets de bien belles photos sous peu, l'appareil ayant par miracle résisté à une chute improbable d'une hauteur non négligeable, que je qualifierais à vue de nez d'environ égale à celle d'un Pilou...
Après une bien belle ballade, nous grimpons littéralement jusqu'à chez nos amis. Le cadre est vraiment sympa, petite maison à patio qu'ils partagent de façon quasi-communautaire avec la Mama et son fils Fabio. A ce doux portrait viennent s'ajouter Baxter, un improbable chien vêtu de maillots de foot, et un non moins probable perroquet dont l'âge l'empêche de voler vers le haut (à chaque décollage, il semble croire qu'il vole vers la liberté, mais en réalité ses ailes ne font que ralentir sa chute...) mais lui permet toujours de réveiller la maisonée au son strident d'un « Peeedrôôô » bien senti... Bref, un cadre des plus plaisants. Après avoir partagé nos impressions sur le pays, nous passons à table, où nous trainons un bon moment. Ca fait quand même plaisir de retrouver des copains à l'autre bout du monde. Après une énième goutte, nous partons marcher un peu et profiter un peu de la ville. De retour chez eux vers 20h, le climat se rappelle à notre bon souvenir. Le froid tombe en même temps qu'une conclusion évidente, née d'une blague à midi: pour lutter contre le froid, et célébrer cet esprit français qui nous habite, faisons du vin chaud! Nous élaborons un peu de la douce mixture, et au moment de débuter la dégustation, quelques personnes passent la porte. Qu'à cela ne tienne, nous avions désormais la recette, les doses n'avaient plus qu'à varier! Si le vin chaud était symbole de patriotisme ce soir là, nous pouvons dire que définitivement, nous sommes français... 
VUE SUR UN QUARTIER DE LA PAZ, AVEC L'ILLIMANI EN FOND... 6439m QUAND MÊME!!!
Le lendemain, après un petit déjeuner paisible autour du patio, nous partons visiter la vallée de la Lune. Le nom n'est pas volé! Des paysages incroyables, qui seront malheureusement gachés sous peu par la construction d'un condominio tout proche. C'est malheureux, ces privilégiés verront eux un spectacle magnifique depuis leur fenêtre, alors que le simple visiteur du site aura lui la perspective déchirée par ce quartier horriblement stylisé façon Playmobil, mais si cher au goût du Bolivien ayant réussi et voulant coller au standard de la série Beverly-Hills, mais ressemblant tragiquement aux alignements malsains du Truman Show...
Bref, une belle visite gâchée par la situation en devenir.
De retour en ville, nous visitons un peu plus, mais c'est au soir venu que nous comprendrons un peu mieux la vie d'ici. Emilie commence à ressentir les effets du froid et à tomber doucement malade, et moi, j'expérimente bien malgré moi le Soroche, ce mal d'altitude tant craint. Les effets sont divers et plus ou moins agréables. Nous allons donc nous coucher dans un état bizarre...
Le lendemain, nous nous forçons à aller marcher un peu, pour faire quelques achats, et nous ne manquons pas d'acheter un peu de coca, qui méritera à elle seule un article tant elle revêt un rôle important ici. Toujours est-il que son effet sur le soroche s'est fait ressentir. Malheureusement pour Emilie, à part une bonne infusion avec du miel, aucune médecine locale n'est prévue pour soigner son mal. Elle passera une journée un peu dûre la gorge en feu.
Notre séjour s'est terminé par un bon repas au resto avant de reprendre un bus de nuit direction Cochabamba. La Paz nous a réellement séduit, et nous y retournerons bientôt, tant les visites à faire à proximité sont nombreuses (Tiwanaku, Lac Titicaca,...).
LE MARCHE AUX SORCIERES DE LA PAZ
LA SITUATION EN BOLIVIE
Je ne sais pas si quelques informations arrivent jusqu'en France, mais même si à Cochabamba la vie nous semble toujours aussi douce, la situation dans le pays n'est pas toujours rose. Outre les émeutes à Santa-Cruz et Sucre, de violentes manifestations ont éclaté dans le nord du pays, dans les régions du Pando et du Béni, où plusieurs morts sont à déplorer, la nouvelle constitution du pays étant le catalyseur. Nous n'avons pas encore assez approfondi le dossier pour vous exposer un résumé de la situation, mais ça ne saurait tarder. Cependant, ne vous en faîtes pas, ce n'est pas non plus la guerre! Nous n'avons rien vu à Cochabamba, et si d'aventure nous étions amenés à voir quelque chose, nous nous garderions bien de nous en mêler. Il semble toutefois intéressant de comprendre un peu mieux ce qui se passe ici. Le président a également expulsé l'ambassadeur Américain du pays, accusant l'oncle Sam de financer l'opposition, et donc les émeutes, afin de se débarasser d'un dirigeant socialiste dans un pays à fort enjeu économique et stratégique comme la Bolivie. Par solidarité, Hugo Chavez en a fait de même. Nous attendons de voir les conséquences de tout ça, se mettre les Etats-Unis à dos n'ayant jamais été bien bon. Mais Morales semble un homme pesé, et il a fait ça dans une optique symbolique. A voir...
CONCLUSION ET ANECDOTE...
Quelques photos viendront agrémenter cet indigeste pavé de texte dans la semaine, le récit prendra alors une autre couleur...
Pour les éventuels cambrioleurs qui liraient ces quelques lignes, ne vous attardez pas sur notre appartement en France, des confrères à vous sont déjà passés par là Vendredi dernier... Ca fait bizarre d'apprendre ça depuis ici, où tout nous paraît si loin. Un bon vieux retour sur terre! Merci encore à nos aprents de s'occuper de tout ça pour nous, gérer ça depuis la France ne doit pas être facile, mais alors d'ici...
Pour les éventuels ex-nazis qui liraient ces lignes (j'espère pas quand même...), ne vous attardez pas sur notre maison en Bolivie, nous venons d'apprendre que Klaus Barbie y avait habité ... véridique ...pas glorieux, mais véridique...
Petits messages personnels enfin si les destinataires ont lu jusqu'ici:
-à la famille Laurent (je ne les citerai pas tous ici, ils s'aggrandissent à une vitesse folle ces derniers temps): merci pour les commentaires, on pense bien à vous d'ici, mais nous n'avons pas votre mail pour vous écrire...si vous lisez jusque là, envoyez le nous!
-à Jeanne: si tu passes par là lors de ton voyage en Amérique Latine, tu seras bien entendu la bienvenue.
-aux archis: bon courage pour la rentrée, mais je ne vais pas vous plaindre non plus, j'ai rattaqué il y a plus d'un mois et demi!
-aux volleyeurs/euses: bonne reprise de championnat...moi j'aurais mes week end de libre enfin!
Et que tout le monde se rassure, le retour à nos températures incroyables a mis Emilie sur le chemin de la guérison!
Merci encore pour les commentaires qui nous rappellent que quelques personnes pensent à nous au bout du monde, et félicitations aux acharhés qui auront tout lu!
A bientôt pour plus de photos.
LA BISE.
PILOUEMILIE.
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Publié à 02:33, le 17/09/2008, Mots clefs : |
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Hola!
Les semaines se suivent et visiblement se ressemblent... Encore une fois, un dimanche soir à bosser, et les articles promis ne sont pas encore arrivés...
Cependant, mon emploi du temps devrait me laisser un peu plus de temps pour poster quelques articles sur la vie locale. Mon enseignement d'urbanisme touche à sa fin, mais surtout le travail en groupe sur le projet est terminé! Ce n'est pas tellement que la charge de travail demandée était monstrueuse, mais le problème venait du nombre d'étudiants (10 dans le groupe) que je devais gérer, mais surtout de la fameuse ponctualité Bolivienne, doublée d'une bonne dose de jemenfoutisme, fortement prononcée chez certains sujets... Résultat des courses, eux ont eu l'impression de bosser, et moi, j'ai bossé! Mais bon, c'est terminé, ce qui va m'éviter un certain nombre d'escapades nocturnes pour aller rejoindre les autres à des heures assez improbables...
Emilie de son côté trouve toujours son bénévolat aussi intéressant, malgré quelques problèmes financiers dans l'association (une gestion à la Bolivienne, sans rentrer dans la caricature, ça développe comme on dit...). Les parents des enfants sont surpris de voir un bénévole aider à la cuisine, et ils trouvent ça super de voir une européenne s'intéresser à leur culture. Ca fait du bien quand même d'entendre ça!
Donc aucun soucis majeur ici, plutôt même des bonnes nouvelles: j'ai enfin réussi à trouver chaussure à mon pieds (au sens propre). Jusqu'ici quand je demandais du 46 ou 47, les vendeurs se mettaient à rire, ou appelaient les collègues pour leur répéter ma demande, les yeux comme des billes fixés sur mes bons vieux souliers Quechuas (de france, pas d'ici...), souliers forts confortables et pratiques au demeurant, mais qui commencent à donner quelques signes de fatigue après 2 mois de port quasi permanent. Donc tout ça pour dire (décidément, je n'arrive jamais à donner dans le rapide...) que j'ai enfin trouvé une paire de sommaires adidas, qui trainaient là sur une étagère dans un magasion non moins sommaire, et dont la patronne a dû se sentir soulagée à l'idée d'enfin se débarasser de ce qu'elle devait considérer comme un échantillon publicitaire.
Autre petit détail, nous semblons nous être relativement bien adaptés à l'hygiène locale, ou plutôt à son absence, surtout dans le domaine de la cuisine. Au CAICC, tous les volontaires européens sont sur le flanc, sauf Emilie, vaillante comme aime le rappeler son père.... Une mention spéciale est à attribuer à Michelle, notre amie Suisse, qui a même dû se rendre à l'hôpital en urgence pour cause de révolution intestinale...
Bon, vraiment, cette fois je m'arrête...mais Emilie me murmure à l'oreille (ou presque) que j'ai oublié de mentioner le caractère spécial de cette journée. En effet, aujourd'hui à Cochabamba, c'était journée du piéton. Aucune voiture, et surtout une atmosphère bon enfant partout en ville, les familles étant toutes de sortie pour une ballade sous le soleil dominical. Emilie est allée faire quelques courses, mais journée sans voiture sous-entend journée sans taxi, et c'est donc sac sur le dos qu'elle s'en est revenue, chargée comme un lama! Pour ma part, je suis allé courir pour la première fois....bon, je vais mettre ça sur le compte de l'altitude, même si j'entends au loin les rires narquois, mais autant vous dire que ça ne s'est pas passé tout seul! Affaire à suivre...
A bientôt pour plus de nouvelles, et surtout quelques articles sur le pays. Portez-vous bien, et recevez par delà les océans notre plus chaleureuse bise (ça fait un peu beaucoup non, la bise tout seul c'est aussi bien...)
PILOUEMILIE.
P-S: j'allais oublier l'objet même de ce mail...les vidéos! Donc voici le lien, pour un petit aperçu du travail d'Emilie, et quelques séquences sur l'ambiance lors du carnaval d'Urkupiña. http://fr.youtube.com/user/pilouemilie
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Publié à 02:26, le 8/09/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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Hola!
Pour une fois, je vais être bref! Il est déjà tard ici, et demain une nouvelle semaine commence. Je prends juste quelques minutes pour poster le lien vers quelques photos avant d'aller me coucher.
Pour ce qui est des nouvelles, soyons rapides...Il est minuit, on est Dimanche, je bosse, et en plus aujourd'hui, j'ai perdu mon portable...Tout est réuni pour que la journée soit en somme qualifiée de détestable (pour rester correct), mais rien n'y fait, j'ai l'humeur joyeuse en Bolivie! Tout va très bien ici pour nous, mais promis, dans la semaine, nous vous donnerons plus de nouvelles.
Donc avant que j'oublie, le lien vers les photos: http://www.flickr.com/photos/pilouemilie/ et surtout, la bise à tous. Merci encore pour les commentaires, ça fait plaisir d'avoir des nouvelles. On a beau être heureux ici, avoir des messages de l'autre bout du monde fait toujours du bien!
PILOUEMILIE.
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Publié à 04:15, le 1/09/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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| Pierre-Louis ou l'art et la manière d'écrire. Il est tellement plaisant, même pour moi, de lire chaque jour ou plutôt maitenant chaque semaine les récits et anectodes de notre vie Bolivienne. A chaque fois que l'on décide d'écrire un post, je dévore à côté de lui les mots qui apparaissent sur l'écran, je fais parfois des remarques mais la plupart du temps il n'y a rien à redire. J'ai fais l'exercice du style au Kenya et à l'Ile Maurice et je vous avoue qu'il n'y a rien de plus difficile que de se tenir à faire tous les jours un carnet de bord tout en étant concis et maniant l'humour comme Pierre-Louis. Comme vous vous en apercevrez sans doute, je ne sais pas faire dans le concis !!! Vous avez déjà dû le remarquer en France, quand j'explique quelque chose, il faut que je décrive tout et c'est assez pénible pour l'interlocuteur !!!! Vous m'avez plébiscité alors vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous...
Prélude au CAICC.
Comment s'est effectuée ma recherche de bénévolat? Cela n'a pas été facile en réalité. Dans le guide du Lonely, ils indiquaient une association « Volunteers Bolivia » qui présageait bien. Il pouvaient effectivement me mettre en relation avec différents projets dans les environs de Cochabamba pour une période déterminée d'un mois, renouvelable bien entendu, durant laquelle tu aides de 8h à 17h. Par contre, il fallait payer 100 dollar le mois. Alors là, ça ne m'a pas du tout convenu!! Je suis Auvergnate susnommée Bernadette par les proches et puis je dois rester un an. Ce n'était pas l'idée du bénévolat que je me faisais d'autant plus que je veux pouvoir être libre de mes horaires si jamais avec Pilou on doit partir faire un voyage ou si je dois prendre des cours d'espagnol. Petit coup au moral passager. Nous prenons donc contact par mail avec des allemands qui travaillent également pour une ONG et dont Pierre-Louis avait eu l'info sur un site lors de ses recherches d'avant départ. Nous prenons rendez-vous ensemble pour visiter l'institution qui s'avère être à 50 mm de Cochabamba. Tout était bien organisé et coordonné avec de nombreux projets de développement en cours. Il fallait juste que je choisisse avec quelle tranche d'âge d'enfants je désirais travailler et ce que je souhaitais faire. Et là panique car après une journée je me suis aperçue que je ne pouvais pas trop aider les professeurs qui se suffisaient déjà à eux même, je ne voulais pas en plus être cantonnée seulement à une tranche d'âge. Tout était trop spécialisé et l'ambiance un peu froide mais au moins ils ne me demandaient pas de payer ni de venir tout le temps. Un bon compromis de ce que j'avais vu avant. Et là, il y a eu Michelle, notre amie Suisse que nous avions rencontré à l'hôtel. Elle était enfin entrée en contact avec son ONG après une semaine d'essais infructueux et me proposait de venir la retrouver là-bas le lendemain. Et voilà, je suis restée.
Le CAICC : Centro de Apoyo Integral Carcelario y Comunitario

Dans cette institution, on retrouve des enfants dont les parents sont en prison, ont émigré ou tout simplement des enfants de la communauté environnante. Par conséquent, le centre sert à la fois de garderie pour les gens de la communauté et de soutien complémentaire au collège pour les autres car même les enfants des prisons sont scolarisés. Pour ces derniers, le centre est un peu comme une seconde famille où ils réaprennent à avoir confiance en eux, à tisser de nouveau des relations avec les autres, où ils sont sûr de pourvoir manger correctement.En prison, ils sont plusieurs familles dans la même pièce, l'hygiène n'est pas au mieux et ils n'ont qu'un seul repas par jour. Beaucoup d'enfants souffrent de malnutrition en prison. Alors pourquoi les mamans gardent-elles leurs enfants avec elles en prison plutôt que de les laisser à un membre de la famille? Bonne question. Tout simplement parce qu'il y a beaucoup de violence et d'abus sexuels au sein des familles. Les mères préfèrent donc garder leurs enfants auprès d'elles. Une loi relative à la protection de l'enfance interdit dorénavant aux enfants de rester en prison durant la journée avec leurs parents. C'est à partir de là que le CAICC entre en jeux. Il vient récupérer chaque matin les enfants en bus directement à la prison et les ramènent le soir venu.
Une journée type au CAICC
Le CAICC se situe en direction de Quillacollo à 8 petites minutes en bus de l'université de Pierre-Louis, ce qui est bien pratique vous l'avouerez. Nous partons donc tous les matins avec le bus de l'UPB à 7h15. Ensuite, je fais un petit quart d'heure de marche pour arriver au centre vers les 8h car il est un peu trop tôt pour mon petit bus! Je fais d'ailleurs partie avec l'économe et la cuisinière des premiers arrivés. Je passe donc ma matinée à aider Delia la cuisinière à préparer le repas pour environ 50 personnes et ce n'est pas du gâteau tous les jours pour être prêt à temps pour régaler tous ces affamés. Nous préparons généralement pour le petit déjeuner des beignets ou petits pains et une boisson chaude.

Pour l'almuerzo (repas midi), nous avons l'indétronable soupe à base de légumes frais, puis en segundo nous avons souvent des salades composées avec du riz qui accompagnent de la viande et en dessert un fruit ou yahourt. Je mange donc bien équilibré tous les jours, dans les sens où il y a beaucoup de légumes mais il y a bien entendu un mais, beaucoup d'ingrédients sont fris. On ne peut pas tout avoir non plus. Je prend beaucoup de plaisir à apprendre à cuisiner local. J'étoffe donc mon vocabulaire culinaire tout en traduisant à ma copine Delia les mots en français. En ce moment il y a des nutrionnistes bénévoles qui viennent au CAICC et nous avons appris à faire le « pan de leche la semaine dernière et normalement cette semaine nous allons apprendre à faire « le pan de coco ». Ils ont décidé de mesurer et peser tous les membres du CAICC afin de voir notre évolution sur an. Je vous tiendrez informé des résultats bien entendu.

Le matin, les enfants nettoient à tour de rôle le CAICC (ils passent le balai, la serpillère et cela concerne même les hommes. A bon entendeur !), puis avec leurs éducateurs, avant d'aller en classe, aident à éplucher les légumes : les tout petits écossent les petits pois et les grands épluchent les patates ou autres légumes nécessitant le maniement du couteau. Il n'est pas rare d'ailleurs de les voir venir proposer spontanément leur aide à Delia avant le repas.
Nous mangeons ensuite tous ensemble dans le bruit et la convivialité. On peut imaginer les éducateurs forcant les petits qui ne veulent rien avaler.

Les petits aprennent l'hygiène et on peut les voir avant le repas se laver les mains, après le repas se laver les dents et avant de partir à l'école se peigner les cheveux et se mettre une tonne de crème sur les joues.Vers 13h, il y a des changements de groupe. En effet, ceux qui étaient au collège le matin viennent passer l'après-midi au CAICC et vice versa les autres vont au collège alors qu'ils avaient passé la matinée ici. A nous étrangers, cela nous fait bizarre qu'ils n'aient pas cours toute la journée d'autant plus que l'absence ou le retard n'est pas fortement sanctionné. Par exemple, si un enfant arrive avec plus d'une 1/2h de retard, il doit payer 20 centavos de boliviano. Une pacodille à comparer du mot aux parents laissé sur notre cahier de correspondance....Reprenons. L'après-midi les grands participent à différents ateliers en fonction des jours de la semaine. Lundi, ateliers pédagogiques avec résolution de conflits, expression de leurs sentiments. Mardi, activités artistiques. Mercredi, lecture et écriture. Jeudi, également écriture, lecture et activités artistiques avec un groupe différent.Vendredi, sport. Ils abordent également les thèmes de l'orientation scolaire mais aussi ceux de la contraception et rapport sexuels puisque la majorité des jeunes filles ont des enfants à 15 ans.
Sinon, j'ai plusieurs fois gardé les petits toute seule et bein c'est pas facile. Ils courrent partout, normal, se tapent, moins normal mais ils reproduisent ce qu'ils voient au sein de leur famille. Et moi qu'est-ce-que je fais? Je n'ai jamais gardé d'enfants et je n'ai pas non plus beaucoup de patience. La pédagogie, ce n'est pas mon fort et mon espagnol pas assez satisfaisant pour les remettre à leur place. C'est assez comique. Ils m'appellent tía et quand ces petits bouts de choux me parlent je comprend la moitié de ce qu 'ils me disent car au contraire des grands ils avalent les mots et glissent quelques mots de Quechua dans leurs phrases. Il faut donc hocher la tête en signe affirmatif cela fonctionne plutôt bien. Le soir ils repartent vers 16h30 au plus tard avec des restes soit de l'almuerzo (viande et légumes ou fruits) soit du petit déj afin qu'ils puissent au moins manger quelque chose de convenable le soir.
Vers 16h15, je prend enfin mon bus pour rejoindre Pilou à l'université et nous reprenons ensemble soit le bus de l'université soit le taxi pour rentrer à notre maison.
Je vous rassure, je ne fais pas que la cuisine. Michelle a proposé de faire une vidéo afin de présenter l'association en Suisse et je suis en train de faire les sous-titre en français. Nous pensons faire un apéro à l'école d'architecture de Clermont-Ferrand dont les bénéfices iraient à cette association. S'ils sont d'accord bien entendu et c'est un bon moyen de communication pour leur présenter le projet.

J'ai aussi montrer aux enfants des photos du Kenya pour leur montrer les différents type d'animaux et quelques une du mariage mais là ils ne pensent pas que je dise la vérité. Ils ne me reconnaissent pas d'autant plus qu'ils n'ont pas encore vu Pierre-Louis. Il est d'ailleurs attendu comme le messi. Delia, la cuisinière, qui ne le connaît pas encore me donne chaque jours le pain ou les gâteaux que nous avons préparé le matin en disant c'est pour ton mari !!!
A bientôt, pour la suite...
EMILIEPILOU
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Publié à 01:42, le 26/08/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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Comme à chaque nouvel article, je ne sais pas trop par où commencer... Déjà presque 10 jours sans donner d'infos, et il s'en passe des choses ici. Le plus simple est de développer par thèmes, comme ça, vous ne lirez que ce qui vous plait bande de frippons!
LA VIE A COCHABAMBA:

Cela fait 2 semaines aujourd'hui que nous avons emmenagé dans notre maison, et que nous découvrons la vie Cochabambina réellement. Au sujet de la maison, quelques précisions s'imposent... Les commentaires vont bon train concernant un certain embourgeoisement qui semble nous avoir gagné. Je tiens juste à préciser que ladite maison, même si elle comble toutes nos attentes, est loin de s'apparenter à l'idée du luxe que nous nous faisons en Europe. Je vous promets que sortir de la douche dans une maison sans chauffage par un frais matin d'hiver recquiert de la volonté! Mais je vous rassure (étiez-vous inquiets, j'en doute...) nous ne nous plaignons pas.
La vie donc à Cocha...Il y fait bon vivre, c'est la première chose que l'on peut dire! Les matins vous l'aurez compris sont un peu frais (entre 5 et 7°C), mais dès 10h, la température monte jusqu'à atteindre un 27°C moyen tous les jours. L'autre grand changement réside dans la course du soleil. Evidement, ici on oriente plutôt au Nord pour chercher la lumière, mais surtout, à 18h30, rideaux! La nuit tombe! Notre rythme s'en trouve donc un peu changé, on se lève plus tôt pour profiter de la journée dès 6h30. La ville, vous l'avez peut-être vu sur les photos, est agréable, mais c'est l'ambiance qu'il convient de décrire un peu mieux...
Une constante ici: les pétards et autres feux d'artifices. Allez savoir pourquoi, dès que la nuit tombe, et même en plein jour, le Bolivien se plait à faire du bruit avec ça. Ajoutez à ça les klaxons, la circulation, et les chiens aboyants, vous aurez une idée de l'ambiance sonore agitée. Mais quand même, c'est bien plus calme qu'en Inde. Les trottoirs sont, à part sur le Prado, dans un état désastreux, entre blocs de béton et sable, mais les marchands ambulants tous les 20 mètres donnent un côté bon enfant à ce désordre. Dernière chose enfin concernant la rue, les premiers vendredis de chaque mois, la ville est envahie d'une épaisse fumée. Devant chaque magasin ou maison, voire même dans les boutiques, de petis feux sont allumés, dans laquelle de la nourriture est brûlée, et de la bière est versée afin de prendre soin de la Pacha-Mama, la Terre-Mère. Ce concept (que j'étudie en cours, donc permettez que je frime un peu) dépasse le simple côté typique que nous imaginons, pour définir toute une philosophie, mais j'en parlerai plus tard.
Derniers points concernants l'ambiance et la vie ici, les défilés et les transports en communs. Nous avons assisté il y a 15 jours au défilé de la fête nationale, et la semaine dernière àcelui en l'honneur de la vierge d'Urkupina. Durant le premier, nous avons assisté à de belles empoignades sur fond de désaccord politique, ainsi qu'à la parade des membres (âgés aujourd'hui) du commando qui a tué le Ché, mais le point commun au 2 reste la danse et la musique. Des heures durant...Mais les vidéos parleront mieux! Enfin, les transports en commun. Le matin, nous prenons le bus de ma fac qui passe à 200m de chez nous, mais le reste du temps, plusieurs solutions s'offrent à nous. Le taxi tout d'abord, incroyablement bon marché (environ 1 euro pour 7 Km), mais aussi et surtout les "truffis" et les "micros". Les premiers sont des voitures, les seconds des bus. Ils sont marqués de lettres ou de chiffres qui correspondent à un itinéraire, et il y en a partout. Il suffit de savoir quelle ligne on veut prendre et donc de connaitre un peu les itinéraires, puis on en hêle un, on monte, et on descend quand on veut sur le trajet, pour environ 0,10 Euros...Economique, rapide, pratique, et surtout typique!!!
LA NOUVELLE VIE D'EMILIE

Je ne vais faire qu'aborder le sujet, j'entends déjà au loin les cris rageurs de certains lecteurs (oui, toi là entre autres) qui vont me taxer de macchisme et de monopolisation de la plume... Elle se chargera elle même de vous expliquer ça plus en détails, mais pour ceux qui ne sont pas au courant, Emilie "travaille" depuis une semaine dans un ONG non loin de ma fac. Elle s'occupe d'enfants dont les parents sont en prison. Tout se passe bien, d'autant plus qu'elle peut choisir ses horaires, ce qui nous laisse du temps tous les 2. Mais j'arrête là, les premiers gromellements parviennent déjà jusqu'ici.
LA FAC, OU LE MONDE DES CONTRASTES...
Comme certains le savent déjà, tout se passe pour le mieux avec les cours. L'emploi du temps est assez bien fait je trouve, à savoir que le projet d'archi court sur tout le semestre, à raison de 2 heures tous les 2 jours, et les autres matières sont organisées au mois, à raison de 2 heures par jour. A savoir pour l'instant 2 heures d'urbanisme tous les matins de 7h45 à 9h45, et 2 heures de valeurs socio-culturelles andinnes tous les après-midi de 14h30 à 16h30. Donc entre 4 et 6 heures de cours par jour, mais l'avantage, c'est que les 2/3 des matières changent à la fin de chaque mois!
L'autre gros bouleversement réside dans le fait que nous ne soyons que 6 ou 7 par cours. Ca change des cours en amphi à 80! Le prof qui assure le plus gros de mon enseignement (à savoir projet et urba), Raul Aguilar, a travaillé des années en Suisse, il parle donc parfaitement une langue qui se rapproche du Français! Il est vraiment intéressant, même si nous ne savons pas trop dans quelle direction nous allons travailler, et surtout qu'il nous oblige à travailler à la main! Voir d'autres méthodes, ça peut faire du bien aussi! Dernier petit détail, la scolarité coute ici 1200 Euros par semestre (pas pour moi heureusement). Le salaire moyen tournant autours des 100 Euros par mois, autant vous dire que je ne suis pas entouré de gamins de la rue. Ajoutez à ça un cadre somptueux mais planté au milieu d'un quartier pauvre en périphérie de la ville, vous avez une bonne image du contraste incroyable qui surgit à chaque début de journée, quand le défilé des 4x4 intérieur cuir se met en place à l'entrée de la fac...
En valeur socio-culturelles, les premiers cours était passionants, basés sur la découverte des civilisations pré-Colombiennes, mais la suite s'est peu durcie, avec l'étude de la théorie du fonctionement de la pensée Andine. La philo me plaît bien en général, mais là c'est en Espagnol, et en plus il faut assimiler des valeurs d'une société totalement inconnue pour moi, mais naturelle pour eux...Mais bon, c'est peut-être le meilleur moyen de mieux comprendre le fonctionement des mentalités ici, et également de préparer notre voyage tant souhaité au Machu-Pichu. Mais avant ça, il y a eu le partiel de Mardi dernier...Je serais fixé demain, mais je ne pense pas avoir révolutionné la philosophie avec mon espagnol, qui est certes très correct pour mener une conversation entre copains mais qui trouve ses limites dans l'élaboration de phrases traitant de la structure mentale des indiens Aymaras!
VOYAGE A TORO-TORO

Le week-end dernier, comme annoncé, nous sommes partis 3 jours en voyage d'étude avec ma fac, et les profs ont eu la sublime idée d'inviter Emilie à se joindre à nous. Ils sont prévenants quand même non? Donc Vendredi matin, rendez-vous à 6h30 pour le départ. Nous arrivons 10 minutes en retard verts de peur à l'idée de se faire incendier, mais nous étions les 2ème, juste après mon bon Dennis, ma mine d'infos sur le déroulement de la vie de la jeunesse Bolivienne. Au bout d'une demie-heure, le contingent s'étoffait à peine, et au bout de 45 minutes, les profs arrivaient...L'heure Bolivienne... Nous sommes finalement partis aux alentours de 8 heures! Pour arriver 6 heures plus tard, en ayant couvert la distance énorme de 140 Km...De la bonne vieille piste à l'ancienne!
Après un repas bien mérité, nous nous mettons au travail, le but du jeu étant de prendre le maximum d'informations sur le village qui sera notre site d'étude pour tout le semestre. Et il faut être volontaire...La mairie nous a fourni l'unique plan de la ville datant de 2005 (avant ça, walou!) à l'échelle originale du 1/2700 ème, et il ne regorge pas d'infos, à vrai dire, il n'y a que les rues... Donc d'abord choix du site, étape durant laquelle j'aurai l'honneur d'apprendre que je suis chef de groupe! A oui, j'ai oublié de préciser que le voyage concerne toutes les promos, et que 2 groupes ont été constitués pour mener une analyse urbaine. Et je dois en gérer un, heureusement bien aidé par Gustavo, qui semble comprendre que je ne souhaite pas trop me faire d'ennemis tout de suite en allant réveiller tout le monde le matin par exemple, donc il s'en charge! De plus, je vous jure, ils parlent vraiment pas comme nous! Mais une fois de plus, je m'égare...
Donc séance de travail partagée avec Emilie qui nous sert de photographe (on nous appelle les "National Geographics, rapport à nos 2 appareils photos...) avant de rentrer à l'hôtel à la nuit, de parler un peu avec tout le monde, de découvrir des jeux typiques, et surtout de déguster une "parillada" des plus fameuses! De la viande à ne plus savoir qu'en faire (en fait si, on savait bien quoi en faire...) cuite au grill, arrosée de jus de citron et de gros sel. Sans commentaire...
Le plus intéressant se passa le second jour. Départ tôt le matin, avec rendez-vous fixé à 7h30 pour départ 8h grand maximum pour une excursion. Nous sommes donc partis vers 9h45 (l'heure Bolivienne, souvenez-vous) pour quelques 10 km de marche au coeur d'un paysage désertique, mais cependant magnifique. Le caractère désertique pourrait-il d'ailleurs enlever à la magnificence d'un lieu? Encore une fois j'en doute... Bref, toute cette marche sous un soleil de plomb, pourquoi me direz-vous? En bien pour arriver à l'entrée d'une grotte. Et figurez-vous qu'une fois là-bas, nous y sommes même rentrés dans cette grotte! Près de 2h30 à grimper, glisser ou ramper. Des souvenirs plein la tête, et de belles photos à vous montrer sous peu.
Après une dernière demie-journée de travail, et autant de bus, nous nous sommes résigné à nous en retourner chez nous, et à reprendre notre vie Cochabambina.
POUR TERMINER
Encore une fois, j'ai conscience de la longueur de cet article, et je remercie ceux qui ont eu le courage de tout lire. Pour les autres...à vrai dire peu m'importe, par définition, s'ils n'ont pas tout lu, ils ne liront pas ça. A moins que le vice ne les pousse à vérifier la conclusion pour s'assurer que je ne dise pas de mal d'eux.
Il y a encore tant de choses que l'on ne peut pas raconter ici, sous peine de tomber dans la longueur excessive, mais l'essentiel semble dit, et surtout, ce qui compte c'est de dire que nous nous sentons vraiment bien ici.
Nous pensons bien fort à vous tous, et les commentaires laissés ou autres mails envoyés nous font chaud au coeur.
Nous essayerons de poster plein de nouvelles photos ce week-end,et quelques vidéos. Nous aurons d'ailleurs à ce sujet des questions techniques à poser au Papy, notament sur l'utilité d'un filtre UV pour l'appareil photo aux altitudes auxquelles nous mitraillons.
D'ici le prochain épisode, portez-vous bien, et soyez sûrs que malgré la distance, aucun d'entre vous n'échappera à la traditionelle BISE.
PILOUEMILIE.
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Publié à 11:43, le 20/08/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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Les journées passent définitivement trop vite...pas trop le temps de mettre le blog à jour, mais les choses risquent de changer, nous avons désormais internet à la maison! Ah oui, pour ceux qui ne savaient pas, nous avons emmenagé. Nous avons mis beaucoup de photos de notre maison, mais aussi de la fac, de la ville, et de notre vie ici.
Nous rentrerons dans les détails plus tard, mais tout va très bien ici. Emilie a passé une journée dans une ONG Vendredi, et elle va en "essayer" une autre demain pour voir où elle se sent le mieux, et attaquer une mission de bénévolat. Donc bonne nouvelle de ce côté!
En ce qui concerne la fac, ça va aussi, même si les cours attaquent un peu tôt! C'est vraiment très enrichissant et intéressant. Nous partons vendredi pour 3 jours de voyage scolaire à Toro-Toro, à la limite de la forêt, dans le Chapare. Et très bonne nouvelle encore une fois, Emilie sera du voyage, les profs m'ayant proposé que mon "esposa" partage ça avec nous. Et autant vous dire que l'on apprécie le geste!
En vrac pour donner quelques nouvelles, notre espagnol va de mieux en mieux, on comprend presque tout, mais il reste quelques problèmes de grammaire à régler. On va peut-être prendre quelques cours... La ville nous plait toujours autant, et on se fait petit à petit à notre nouvelle vie: les horaires non respectées, les jours fériés, et surtout les manifestations politiques. Aujourd'hui, tout le monde nous a conseillé de rester à la maison. Nous développerons plus tard un chapitre "politique", mais pour être bref, aujourd'hui avait lieu un référendum pour révoquer ou maintenir le président Moralès, ainsi que les gouverneurs. Et vu que le Bolivien a le lancé de pavé plutôt facile, on a préféré rester ici et profiter de notre premier jour de repos à la maison.
Nous avons mis en préparation quelques rubriques que nous allons poster sous peu, à savoir dans le désordre, le logement (et comment en trouver un), la fête nationale (la semaine passée), la fac, la nourriture, les habitudes et le style de vie, les associations humanitaires,... Bref, plein de petits textes et de photos pour mieux comprendre ce pays complexe, dont on ne sait en réalité pas grand chose depuis la France! Mais vous verrez, c'est un endroit passionant, en tous cas nous on adore!
Pour donner un peu de couleurs au blog, nous postons juste quelques photos. Les autres sont disponibles au lien suivant: http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/
Quant à la vidéo de présentation, c'est ici:
http://fr.youtube.com/watch?v=G6x-GQrujXU
En attendant vos commentaires, et nous l'espérons vos questions, nous vous souhaitons une belle semaine, et vous envoyant la traditionnelle et virtuelle, mais non moins sincère, bise.
PILOUEMILIE
Petit aperçu de notre maison, le reste est disponible au lien ci-dessus.

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Publié à 01:01, le 11/08/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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Hola! Apres le pave de texte, quelques photos de la fin du voyage en Argentine:
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/
On mettra egalement des videos et plein de photos de Cochabamba sous peu, mais la, plus d'une heure pour mettre 15 photos, ma patience a des limites!
La bonne nouvelle, c'est que nous avons trouve un logement. Je n'en dis pas plus, les photos parleront d'elle meme. On emmenage mercredi, et sachez qu'il y aura de la place pour tout le monde...Vous verrez, nous ca nous rend dingue!
A part ca, tout se passe toujours a merveille. L'ecole attaque Lundi matin, a 7h45, ils sont fous ces Boliviens je vous dis!
On aura internet chez nous, nous vous donnerons donc plein de nouvelles, et egalement plein de photos.
D'ici la portez vous bien. De notre cote, la valse des allers-retours a l'immigration a commence pour obtenir les visas, et Emilie va se plonger a fond dans sa recherche de benevolat.
La bise a tous.
PILOUEMILIE.
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Publié à 10:45, le 2/08/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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L'article précédent que nous postons en fait en même temps retrace la fin du voyage, alors que celui-ci donne quelques impressions sur notre nouvelle ville...Les photos et les vidéos arrivent demain, grosse cargaison en prespective. Pour les pères Ricard ou les oncles Boyer qui se font du soucis dans leurs commentaires, soyez rassurés, Emilie donnera bien ses impressions aussi. Il n'est aucunement question de macchisme, c'est juste une façon de fonctionner, une répartition établie. Elle s'est occupé du journal de bord lors de nos voyages au Kénya et à l'Ile Maurice, je me charge de ceux de l'Inde et du début de ce voyage en Amérique Latine. Mais pour moi, c'est la rentrée dès Lundi, donc nous nous répartirons la plume ou plutôt le clavier de façon plus harmonieuse. C'est dit... Donc les premières impressions légères sur Cochabamba après le long post précédent...Il y a déjà beaucoup de choses à dire. Nous mettrons en place des « rubriques » pour donner des infos tantôt culturelles, tantôt anecdotiques, ou encore historiques, bref pour que ce voyage ne soit pas seulement pour nous l'occasion de nous évader, mais qu'il serve un peu à vous cultiver aussi! Non mais!
Par exemple, quelques devises Boliviennes:
Todo possible, nada seguro....(tout est possible, mais rien n'est sûr)
Si tu vois quelqu'un en train de faire la sieste, arrête-toi et aide-le.
Ces deux phrases en disent long sur la philosophie Bolivienne...Une anecdote historique résume également assez bien cet état d'esprit. Narcisso Campero était à la tête d'une armée de 3000 hommes qui devait se rendre à Calama combattre les Chiliens. Mais le président de l'époque, un certain Hilarion Daza, préféra que ses troupes restent sagement où elles étaient pour que puisse avoir lieu comme chaque année le carnaval. La suite, on la connait, la Bolivie n'a plus d'accès à la mer... Je vais arrêter là pour aujourd'hui sur les enseignements ludiques, mais c'est incroyable ce qu'il y a à raconter sur ce pays, et vous verrez, pas mal de pépites!
Maintenant en ce qui concerne Cochabamba. Les 2 premiers jours ici ont donné une image assez triste de la ville. Nous attendions des marchés colorés, du trafic, de l'animation partout, mais tout était plutôt calme. Pas déplaisant, mais pas exactement ce que nous attendions. Nous avons compris par la suite pourquoi: c'était le week-end, et durant ces 2 jours, les Cochabambinos préfèrent délaissé la ville pour gagner les petits villages alentours. Dès Lundi, tout semblait coller un peu plus à nos anticipations, et Mardi, tout semblait grouiller comme dans nos plus beaux souvenirs d'Afrique. Nous étions donc rassurés! Le marché est absolument énorme, et on trouve de tout, sans éxagérer...Du kilo de tomate au téléviseur, en passant par le polo Lacoste (made in Panama) ou encore des instruments de musique. La ville est vraiment agréable, nous commençons à prendre nos repères.Des quartiers vraiment classes, d'autres très pauvres, un climat des plus agréables avec des nuits assez fraiches, et une température diurne aux alentours des 25°C, du soleil en permanence, et tout ça au coeur de l'hiver! Nous sommes en pleine recherche d'appartement, mais il fera l'objet d'un article une fois trouvé, et nous sommes allés visiter ma fac qui elle aussi sera présentée à part. Sachez juste que quelques bâtiments de taille modeste sont dispersés au coeur d'une pelouse d'un vert golfesque, entre terrain de foot, halle de sport, cafétéria, ou encore salle de ping pong ou de télé... Une ambiance des plus sereines!
Merci encore à tout le monde pour les commentaires. Si vous avez des questions particulières, n'hésitez pas. Nous essayerons de développer un peu sur tout (nourriture, vie sociale, conditions,...) en ajoutant régulièrement des infos. Portez-vous bien, évitez les valdingues dans les escaliers autant que faire se peut, évitez d'attrapper la tourista, ce qui changera d'ici, et donnez-nous quelques nouvelles, je pense particulièrement à nos enfants argentins fort peu locaces sur leur nouvelle vie. La Bise.
PILOUEMILIE.
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Publié à 05:51, le 1/08/2008, Cochabamba Mots clefs : |
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Après le dernier article, tout est allé très vite. Nous avons décidé de rejoindre la Bolivie le plus rapidement possible afin de pouvoir se poser un peu avant la rentrée, trouver un logement, et s'occuper de l'épineux dossier des visas.
DE TILCARA A HUMAHUACA
Le court trajet d'à peine une heure se révelle encore une fois hallucinant par les paysages qu'il nous offre au coeur de la Quebrada. L'arrivée à Humahuaca se fait aux alentours de 8h30, et les flaques d'eau gelées un peu partout dans les rues sont là pour nous rappeler que nous désormais à plus de 3000 mètres, et qu'ici, la nuit, ça ne rigole pas! Nous avions prévu après cette étape un passage furtif par le village de Iruya, décrit comme une pure merveille par nos précieux guides. Petite parenthèse au sujet de ces fameux guides. Nous assistons régulièrement, et participons même quelques fois, à des débats plus ou moins houleux pour savoir lequel des guides de voyage est le meilleur, les partisans de l'un ne voulant accorder aucune qualité à l'autre...Et bien nous autres, habitués du Routard avons décidé d'emporter cette fois dans nos bagages le concurent Lonely Planet. Et bien pour mettre fin au débat; du moins pour nous, les deux présentent des aspects intéressants, plus ou moins historiques, culturels, tous les deux recellent de bonnes adresses, mais surtout, tous les deux présentent leur lot d'inepties, et oublient carrément quelquefois de parler d'une ville impossible à éviter (la ville-frontière pour ne citer qu'elle). Donc fin de la parenthèse, en concluant sur le fait qu'avoir un guide c'est bien, deux c'est mieux, trois c'est sûrement trop, le meilleur système étant sûrement de questionner les locaux sur les choses à faire, ou encore les voyageurs croisés le long de la route, venant d'où nous allons. Donc Iruya...Selon les guides, dure à atteindre tant les transports en commun sont rares. A peine arrivés à Humahuaca, nous voyons qu'un bus vient de partir pour ce fameux village, et qu'un autre part une heure plus tard. Nous trouvons donc rapidement une auberge, jetons les sacs dans les chambres (avec précaution tout de même, y'a notre vie là dedans), avalons un thé salvateur ainsi que les miettes des derniers gateaux apportés de France, et embarquons dans ce bus à l'allure austère en direction de Iruya, pour un trajet annoncé de 4 heures.
AU BOUT DU MONDE A GAUCHE
La première demie-heure se fait sur une route somme toute classique au coeur de la Quebrada, puis nous nous en écartons par une piste sabloneuse en direction de l'est. Une heure après le départ, nous traversons un petit village, puis quelques cours d'eau mi-asséchés mi-gelés (ça ne laisse, vous me l'accorderez, qu'une place réduite à l'eau) au coeur d'un paysage quelque part entre la steppe et le désert. Et là, un panneau nous pousse à croire que l'on nous a arnaqué sur la longueur du trajet et donc sur le prix du billet, bien que 4 euros par personne aller-retour soit une arnaque tout à fait acceptable... Le fameux panneau indique Iyura à 46 Km et il est censé nous rester 3 heures de route. La tromperie semble avérée...Mais rien n'y fait, ces Argentins sont définitivement trop honnêtes! La route continue de monter durant une bonne heure, et une fois au col, le chauffeur nous accorde une quinzaine de minutes de pause, tant pour profiter de la formidable vue offerte par ce passage à 4000 mètres que pour ménager la mécanique mise à l'épreuve depuis deux heures. Première occasion également de se rendre compte que le manque d'oxygène n'est pas une légende, les 3 ou 4 foulées consenties pour rejoindre le bus en seront la preuve tant attendue. Une question nous tracasse toutefois: être arrivés là c'est bien beau, mais il n'y a aucun village à l'horizon alors que nous pouvons voir jusqu'au fond de la vallée, et surtout, où se trouve la route pour redescendre de l'autre côté du col? La réponse est pourtant toute simple: dans cette pente abrupte serpente en un nombre incalculable de virage la piste menant au fond de la vallée (à 3500 m tout de même la vallée). Quelques photos ou une petite séquence vidéo seront plus parlantes, je peux juste dire que deux sensations se mêlent durant la descente: de l'émerveillement bien sûr devant un tel spectacle, mais un peu de peur aussi, il faut accorder ta confiance à un chauffeur que tu ne connais pas, et qui mastique de la coca depuis le départ.
EL CONDOR PASA
Après une bonne cinquantaine de virages, et une bonne demie-livre de poussière absorbée, la route change. Nous sommes désormais au bord du lit d'une rivière, ou plutôt au bord de tonnes d'aluvions qui nous font penser qu'une rivière doit couler ici en été, et qu'elle doit le faire depuis bien longtemps vu le paysage qu'elle a sculpté. Deux condors nous surveillent d'un peu plus haut, et si nous roulons depuis des heures, secoués comme une canette de la célèbre marque de boisson à l'orange et dans un bruit assourdissant, eux semblent sereins là-haut, ne donnant qu'un coup d'aile toutes les 20 à 30 secondes. Et là, après quatres heures de route, dont trois sans croiser un seul signe de civilisation, sur la gauche du canyon se dessine une église, celle d'Iruya. Au bout du monde, un incroyable village de quelques centaines d'âmes, son école, ses auberges, et un improbable terrain de foot. Pourquoi ici? Et surtout, pourquoi une église dans ce village? Venir évangéliser ces Indiens du bout du monde, fallait oser quand même! Venir prôner l'égémonie d'un Dieu sur tout ce qui est vivant; alors qu'ici, tout ne dépend que des vents, des pluies, de la neige, ou encore des tremblements de terre, et que tout le monde ne jure par la Pachamama, la Terre Merre, moi personnellement, j'aurais pas fait...
RETOUR AU MONDE REEL
Après une brève visite du village et de ses abruptes rues pavées, où l'altitude nous rappelle encore une fois pourquoi ici on mache de la coca, et une énième pause croquis, nous repartons vers Humahuaca. La sieste est de rigueur pour Emilie, ce qui m'épate vu l'état de la route, mais pas autant que notre voisine du siège de gauche, qui tricotte un bonnet sans sourciller même lors des bonds les plus impressionants de notre bus, alors que je reste scotché à la vitre pour profiter de chaque seconde de ce paysage irréel. Après une bonne douche pour se débarasser de l'omniprésente poussière, nous prenons une décision importante devant une assiette de lama à la moutarde. Cette nuit sera notre dernière en Argentine, du moins pour cette fois. Nous comptons bien revenir dans l'année, ce pays nous réellement séduit. Le lendemain matin donc, dans un froid sec et saisissant, nous quittons Humahuaca direction La Quiaca, ville frontière avec la Bolivie.
BIENVENIDOS A BOLIVIA!
La seule chose que nous retiendrons de La Quiaca, c'est le flot ininterrompu de porteurs qui passent la frontière chargés comme des mules. A part ça, rien, si ce n'est un nouveau tampon pour not | | |