DE CLERMONT A COCHABAMBA... | |
QUELQUES PHOTOS DU DERNIER MOIS...Et comme promis dans l'avant dernier article, un peu long (beacoup...) et sans illustrations, voici quelques photos des dernieres semaines, entre la foret amazonienne et Arequipa...
Dans la foret Amazonienne, la Selva de Rurrenabaque en Bolivie: http://picasaweb.google.com/pilouemilie/Selva#
Deuxieme viree au Salar d'Uyuni: http://picasaweb.google.com/pilouemilie/SalarDUyuni2emePrise#
Arequipa mon amour... le couvent Santa Catalina, et un peu de Lima: http://picasaweb.google.com/pilouemilie/ArequipaMonAmour#
Et enfin, Huaraz, et le trek Santa-Cruz, dans la cordilliere Blanche: http://picasaweb.google.com/pilouemilie/HuarazEtTrekSantaCruz#
En esperant que ca fasse passer un peu mieux les textes... La bise. PILOUEMILIE
Publié à 18:24, le 5/08/2009, dans Perou, Huaraz Mots clefs : huaraz QUE LA MONTAGNE EST BELLE...Dire que je me sens bien mieux a Huaraz qu’a Lima est un peu faible... Autant j’ai eu une tres mauvaise impression de l’enorme capitale Peruvienne, autant la petite ville des Andes me seduit au plus haut point ! Apres la grosse deception Limeña, j’attendais beaucoup de la suite du voyage dans les Andes. Je me suis donc echappe aussi vite que possible de la triste ville pour remonter un peu dans les montagnes, et apres 8 heures de trajet, j’apercevais enfin les premiers sommets enneiges.
Assez impressionant a vrai dire, un grand plateau aride, et au bout, des pics vraiment magnifiques. La premiere impression etait bonne. Le temps de descendre du bus, de passer entre les rabbateurs, et je me mettais a la recherche d’un endroit ou passer la nuit. Et vu que je suis sympa, je vais partager le bon plan si certains d’entre vous prevoient un voyage dans le coin : le « Caroline Lodging ». Si j’en parle, c’est que vraiment, c’est l’endroit reve pour le voyageur en manque d’informations. Je suis en fait arrive sans trop savoir ni combien de temps j’allais rester, ni exactement ce que j’allais faire. Mais certains evenements ont choisi pour moi...LE RATE DU HUAYHUASH
Je pensais partir dans la Cordillera Huayhuash pour un trek assez long, entre 8 et 12 jours, mais l’idee de partir avec une agence ne m’enchantait pas. Voir les porteurs se casser le dos pendant que le touriste papillone, on a deja donne, et ce n’est pas vraiment notre truc. Je voulais donc partir en louant les services d’un muletier et de son animal, histoire d’etre un peu plus tranquile. Mais ces filous ne veulent pas partir avec moins de 3 mules, et font payer le prix fort : 30 dollars par jour, ce qui revient en gros a 3 fois le prix du trek avec une agence. Du coup, un peu agace, et surtout plus tres riche en cette fin de voyage, j’ai tire un trait sur le Huayhuash, trop complique a organiser tout seul... Ce sera pour la prochaine fois !
Mais tout n’etait pas si mauvais en fait dans cette decision. Cela m’a permis de rester un jour de plus a Huaraz pour preparer ma future marche, et de recolter quelques informations a l’hotel... Nous y voila ! En fait, quand je parle de l’hotel, je pense surtout a sa petite terrasse sur les toits. J’apprends petit a petit a voyager differement en etant tout seul, et cet endroit a ete parfait pour ca. Le soleil couchant, une petite biere sur la terrasse, et les conversations prennent forme rapidement. De quoi s’occuper un peu, et surtout recuperer de precieuses informations sur les treks dans le coin. A 2h du matin, j’avais toutes les infos necessaires, et egalement suffisament de biere pour me mettre au lit. De belles rencontres, de bonnes discussions, et un plan qui se dessinait un peu plus clairement : rester une journee a Huaraz pour faire quelques courses et recuperer de ma courte nuit, et partir pour le trek du Santa-Cruz en 4 ou 5 jours en autonomie. Et tout cela me permettait egalement de retrouver pour un diner Nico et Elisa (si maman-nico passe par la, ils vont bien, et doivent revenir ce soir, le 5, a la civilisation).LE TREK DU SANTA-CRUZ
Apres avoir rempli ma reserve de soupes en sachet, riz, et autres barres de cereales, rachete un peu de gaz pour le rechaud, et loue un bon duvet pour ne pas geler la nuit, il ne me restait plus qu’a trouver un fond de rhum pour remplir ma flasque de survie et a prendre un bus vers le nord. Et apres 3h d’une route encore une fois a couper le souffle (ca devient lassant non ?) j’etais rendu a Vaqueria, le point de depart du trek.
Et hop, je charge non sans mal les 22Kg de mon sac sur le dos, je paye l’inevitable droit d’entree au parc (18 euros pour info), et je pars un peu tard, vers midi, pour la premiere journee de marche. Je ne vais pas revenir en detail sur chaque vallee traversee, sur chaque sommet entrevu, une fois de plus, z’avez qu’a venir ! C’est juste magnifique, des le debut, meme si on m’avait dit que c’etait la partie la moins interessante... Et comme a peu pres partout en Amerique Latine, a chaque village traverse, les gamins qui sans te dire bonjour te demandent un bonbon, puis de l’argent si tu reponds non... Comme au Kenya, ou le phenomene est encore plus prononce, je n’en veux pas a ces gosses un peu arrogants, et tres insistants, mais plutot aux bons vieux europeens qui passent par la, leur jettant des sucreries comme au zoo, ce qui a des consequences absolument desastreuses sur leurs dents, ou des stylos pour se donner bonne consciense, sans meme s’arreter pour parler aux gens, mais juste pour dire de retour au pays « j’ai aide un petit pauvre, je lui ai jette un crayon... ». Voila comment on se retrouve dans les campagnes avec des momes qui n’ont plus de dents, mais des tas de stylos alors qu’ils ne savent pas ecrire, et qui ne comprennent pas qu’un marcheur n’ait pas de cadeau a leur donner. Je m’egare je sais, mais il y a vraiment des comportements qui m’agacent...
Revenons en au trek. La seule mauvaise nouvelle de la journee, c’est qu’apres seulement une heure de marche, j’avais deja 2 ampoules consequentes sur les talons, la faute a mes nouvelles chaussures de marche achetees a la hate et en desespoir de cause a La Paz. Et vers 15h30, j’arrivais au camp, ou je retrouvais 4 mecs rencontres la veille a l’hotel, et avec qui l’allais partager le bivouac. Le temps de soigner un peu mes pieds pas bien en forme, de monter la tente et de faire chauffer la soupe, le vent commencait a se lever. Le paysage etait vraiment sympa, mais une fois le soleil couche, vers 18h30, ca coupe l’envie de rester dehors ! Petite glissade laterale entre mon sac a dos et ma popote pour me frayer un chemin jusqu’au sac de couchage dans ma toujours miniscule tente, et je pouvais commencer la fraiche premiere nuit.
Le lendemain, dans un froid toujours saisissant vers 6h30 du matin, j’essayais de plier tout le bardas avec les doigts geles, ce qui je l’avoue n’est pas aise, pendant que ma fameuse mixture « avoine-lait en poudre-mie de pain-the » chauffait pour me caler le ventre avant une longue journee. Un bon rythme de marche, juste freine par les maudites ampoules et la lourdeur de mon sac, et j’arrivais pres de 4h30 plus tard au « Paso Union », le col a franchir a 4800m. Et la surprise... Tout avait l’air assez ferme dans la vallee precedente, pas vraiment de vue sur les hauts sommets, juste quelques falaises. Mais une fois sur l’autre versant, tout s’ouvre : une longue vallee ponctuee de lacs turquoises (les « farines de roche » presentes dans les lacs glaciaires amenant des algues colorant l’eau), une belle perspective entre les flancs abruptes des montagnes, et surtout de superbes sommets. A la fois beaux, mais aussi un peu effrayants par leur masse et leur verticalite...Le temps de manger un bout, de prendre quelques photos, et il ne me restait plus qu’a descendre durant 2 heures vers le camp suivant.
![]() LA PLUS BELLE MONTAGNE DU MONDE...
Le 3eme jour, le trek devait seulement m’emmener un peu plus bas dans la vallee, a 3 ou 4 h de marche. J’en ai donc profite pour faire un petit crochet, en remontant par une vallee au nord vers le camp de base de l’Alpamayo. L’Alpamayo, pour votre information, et aussi pour me la peter un peu, c’est la montagne qui est surnommee la « plus belle du monde », et qui en a meme recu le titre officiel de la part du clup alpin Allemand et de l’Unesco, ce qui est tout a fait subjectif je vous l’accorde. Toujours est il que je ne pouvais pas rater ca, meme si j’allais l’aborder par la face sud, pas la plus photogenique.
Mais bon, atteindre la face nord prend environ 6 jours... Donc apres une belle montee, j’arrivais sur un grand plateau a plus de 4000m, d’ou je pouvais enfn voir le sommet, et rejoindre le camp de base. Je suis quand meme reste un bon moment a la contempler. Pour gravir les 5947m du sommet, pas moins de 16h de grimpette depuis le camp, un peu trop pour moi ! Et pour couroner le tout, j’ai pousse la marche encore un peu plus haut, pour voir un enorme glacier se jetter dans une lagune. Vraiment magnifique... Il ne me restait plus qu’a redescendre, traverser de longs et venteux plateaux, pour arriver vers 16h30 au camp. Et la derniere nuit n’a pas ete des plus tranquiles... Le vent soufflait si fort que je pensais toutes les 2 minutes que ma tente allait ceder ! Et vers 6h du matin, je jette un oeil dehors pour prendre connaissance du temps, et je vois descendre du col un joli front de neige... Pliage de tente et de duvet en mode panique, histoire de commencer la marche avant l’arrivee des flocons. Heureusement, j’aurais toujours suffisament d’avance pour ne pas voir le mauvais temps s’abattre sur moi. Et vers midi, apres avoir traverse le canyon du fond de vallee, j’etais au petit village marquant la fin du trek.
Je n’insiterais pas sur la presque rituelle embrouille avec le taxi qui m’a fait une fois de plus sortir mon plus beau vocabulaire « familier » espagnol... Mais plutot sur les bienfaits de la douche chaude au retour a l’hotel ! Par decence envers les plus jeunes lecteurs, je ne parlerais pas de l’etat de mes pieds a ce jour...
Marcher pendant plus de 70 Km, charge comme une mule, et toujours au dessus de 3500m avec des chaussures de merde (desole pour les jeunes lecteurs, mais y’a pas d’autre mot) le tout avec des ampoules formees des les premiers pas, ca laisse des traces ! PERSPECTIVES
Donc en ce moment, j’essaye de prevoir un peu les prochaines marches, tout en faisant en sorte de « reparer » mes pieds pour pouvoir partir. Et j’avoue prendre aussi le temps de vivre ! J’ai decide de rester a Huaraz le plus possible, avant de remonter presque directement en Equateur, ce qui laisse un peu de temps pour trekker. J’ai aussi en projet l’ascension d’un « petit » sommet, le Pisco, a 5752m. Mais bon, pour l’instant rien de sur... Je profite de l’atmosphere de la ville, en commencant a penser serieusement au retour ! Dans 15 jours, je serais a Clermont...
Alors preparez vous bien, et d’ici la, la bise !
PILOUEMILIE
Publié à 18:07, le 5/08/2009, dans Perou, Huaraz Mots clefs : huaraz BYE BYE BOLIVIA...Pas mal de temps encore depuis le dernier article. Le temps de la visite de Cédric en fait, avec qui on a pas mal couru. Petit retour en arrière donc, pour revenir sur ces 2 dernières semaines, mes dernières en Bolivie… UNE ARRIVEE SURPRISE
Dans le dernier article, je vous parlais de l’arrivée attendue de Cédric. Et tout ne s’est passé tout seul ! Le jour J, pluie sur Rurrenabaque, ce qui, avec une piste en herbe rend les choses délicates. Je passe au bureau de la compagnie aérienne la mort dans l’âme, pour me faire rembourser son billet et remonter en bus à La Paz le rejoindre, quand l’employée me répond que son avion est en l’air, et qu’il sera la dans 10 minutes. Le temps de prendre un mototaxi, et j’arrive rincé a l’aéroport pour voir son petit avion sortir des nuages pour atterrir. Chapeaux les pilotes ! Ils m’ont amené mon Crodu dans la jungle ! Apres une bonne trentaine d’heures de voyage depuis Paris, le voila qui met le pied, un peu perdu à vrai dire, sur les terres Amazoniennes du Béni. Ca fait un changement quand même, depuis la France !
Malheureusement donc, le temps n’est pas avec nous. Mais j’avais prévu une première journée repos, ca tombe bien. Le temps de manger un bout, de réserver l’agence pour partir dans la foret, et de discuter un peu, l’heure de la sieste dans les hamacs était arrivée. Puis rapidement celle de l’apéro quand même aussi… Et nous étions prêts pour passer une bonne nuit, avant de partir d’abord pour la foret, puis pour un programme assez charge.
DANS LA FORET AMAZONIENNE
Première excursion donc, direction la Selva, côté plus sauvage et plus vert que la pampa visitée plus tôt. Petit tour de bateau, visite d’une communauté ou nous presserons notre jus de canne, re-bateau, et nous arrivons au camp. Un bel endroit, avec juste un petit dortoir et un coin repas, et toujours les hamacs. La première excursion nous conduira avec notre guide 3 bonnes heures au cœur de la foret. C’est moins « impressionnant » que la pampa, mais tout aussi intéressant. En fait, on ne voit que peu d’animaux, mais le guide nous en apprend plus sur les arbres, les insectes, et leurs propriétés ou dangers. On voit tout de même quelques belles araignées, et surtout, on ne voit quasiment pas le soleil durant toute la ballade ! Une incroyable densité de végétation nous en empêche.
Fin de la ballade, nous rentrons au camp ou nous apprendrons qu’un autre groupe a eu de la chance, et a aperçu 2 jaguars. Nous parlons donc avec les heureux observateurs, des français, et nous apprenons que les 2 filles du groupe étudient l’archi à Mexico. Cédric m’appelle pour me le dire en disant « Pilou », ce a quoi les filles réagissent en me demandant si je ne connaitrais pas Nico et Elisa… Des copains dont nous avons déjà souvent parlé ici, et avec qui elles ont visité le Machu Picchu ! Encore une coïncidence, et encore Nico et Elisa au centre de tout ca !
Le soir, à la nuit tombée, nous partons avec notre guide direction la foret et les bords de la rivière. Pas si rassurant que ca quand même ! Et même exercice que dans la pampa, mais cette fois à pieds, quand nous éclairons les berges pour voir les yeux des crocodiles briller. Et nous en verrons même un de très près… Un petit caïman juste a nos pieds, et bien plus effrayé que nous ! Au retour, nous passerons par le bord de la rivière, avec un filet, pour tenter de ramener le repas du lendemain. Et au premier lancer, notre guide remontera ce qu’il faut, un beau poisson de plusieurs kilos. Le temps de passer voir le nid de la tarentule qui vit au camp, et qui est rentrée pour la nuit, et au lit !
Le lendemain, rebelote, tour a pieds dans la jungle, tôt le matin, avec a brume qui monte. Par conte, petit soucis technique en ce qui concerne les toiles d’araignées… Notre guide ne mesurait qu’un petit mètre 65. Cela n’enlève rien a ses capacités ni a sa gentillesse bien sur, mais par contre, pour ce qui est d’enlever les toiles qui jonchent le chemin, son aide n’était que limitée… Il était suivi par le grand Cédric, qui du coup lui, en prenait plein le visage. Plutôt rigolo au début, mais il y en a vraiment beaucoup, et a un moment, il nous présente une espèce mortelle, juste au bord du chemin. A partir de la, tu fais gaffe !
Mais nous rentrerons sans encombres, et passerons un bon moment a cote du camp, à fabriquer quelques bribes d’artisanat, et à nous amuser un peu avec quelques arcs et lances. Petit détail « croustillant », nous avons eu le droit de gouter a de belles larves bien blanches, bien grosses, et bien croquantes. Pas si mal au final, même si la sensation reste bizarre…
RETOUR A LA CIVILISATION
Derniers moments à profiter de la jungle, et il est déjà temps pour nous de rentrer. Tout d’abord a Rurrenabaque en bateau, puis a La Paz en avion le soir même. Un vol toujours aussi spectaculaire, un atterrissage un brin sportif, un taxi pour le centre, et me voila de retour ! Nous trouvons un hôtel, et commençons à revoir nos plans. Nous pensions partir le lendemain pour Uyuni, mais les effets de l’altitude commencent à se faire ressentir pour Cédric. Nous retardons donc le départ d’un jour, le temps de s’habituer au manque d’oxygène. Cela nous permettra aussi de passer la journée du lendemain avec Elodie, une copine de Thiers, qui est de passage en Bolivie. Journée détente donc, visites, et le soir, énorme moment. Depuis des mois, nous devions aller manger avec Emilie au restaurant « la Comédie » a La Paz, mais les apéros interminables chez nos chers compatriotes nous en avaient toujours empêche. Mais cette fois, il fallait y aller. Et autant vous dire que la réputation du lieu n’a pas été démentie ! Le chef français nous a fait grand plaisir : Ricard en apéro, assiette de fromage avec du chèvre et du camembert, puis confit de canard, le tout arrosé d’un bordeaux 2002… Elodie et moi étions comme des gamins ! Elle est en Amérique latine depuis près de 8 mois, et à elle aussi, la bonne nourriture du pays commence à lui manquer !
Une bonne nuit pour digérer tout ca, et nous étions prêts à partir pour la dernière excursion autour de La Paz, la fameuse descente en VTT de la route de la mort. Je connaissais déjà, mais j’ai décide de la refaire, pour essayer d’avoir du beau temps cette fois, mais également pour voir mon Cédric sur une bicyclette, sur la route dite la plus dangereuse du monde… Au final, il s’en est plutôt bien sorti, comme tout le monde, a part la petite chute sans gravite d’Elodie. Et cette fois, nous aurons eu beau temps, et donc profité de la piscine a l’arrivée, aux portes de la jungle. Remontée à la Paz, bouclage des sacs, et hop, direction Uyuni. Encore une nuit dans le bus, mais sur une piste défoncée cette fois. Et ce n’est jamais très drôle…
UYUNI, 2eme PRISE….
A 6h du matin, nous débarquons dans le froid, direction l’agence pour le tour du salar, qui a eu la gentillesse de nous ouvrir ses portes pour ne pas nous voir geler dans la rue. Et a 10h, nous embarquions dans le 4x4, accompagnes de 2 hollandais, un anglais bien rigolo, et une australienne. Je ne vais pas revenir en détail sur les étapes de la visite du Salar, il fallait le lire il y a quelques mois… Seule différence, et de taille, c’est que nous sommes maintenant en hiver… Le premier soir, ce qui avait été en Décembre un sympathique apéro dehors se transforme en un bon repas chaud dedans. Et le lendemain soir, à la laguna Colorada, c’est le bouquet. A près de 4600m d’altitude, froifou les patounes comme on dit ! Nous nous regroupons tous autour du maigre poêle, et ne tardons pas à aller nous coucher. Rude nuit.. Pour moi, à part le lit de 1,75m de long, ca allait, j’avais prévu le duvet, et tout ce qu’il fallait. Mais certains de nos compagnons ont eu un peu plus de mal. Entre les malades de l’altitude qui ont cru mourir, et ceux qui ont eu trop froid, il restait juste quelques places pour ceux qui ne pouvaient pas dormir à cause du vent. Et ca soufflait ! Jusqu'à casser les vitres dans le couloir a cote de notre chambre… Et vers 5h du matin, tout le monde debout, plus ou moins frais, pour affronter le froid et le vent. Pas un mot dans le 4x4, nous roulons tout doucement pour essayer d’entre apercevoir la piste, et nous devons même nous arrêter quelques fois tellement le vent et la neige balayent le sol… Au final, nous ne verrons pas les geysers, mais arriverons directement aux sources d’eau chaude. Et comme la dernière fois, en un peu plus dur, nous nous baignerons. En sortant, dans le froid et le vent, les cheveux gèlent. Le temps de poser le maillot de bain pour se rhabiller, et on le ramasse dur comme la pierre, gelé instantanément… Mais ca fait partie du truc !
Nous laisserons nos compagnons de route un peu plus loin, à la frontière avec le Chili. Eux remontent jusqu'à Uyuni, nous partons plus a l’ouest a travers le désert pour regagner plus rapidement le Pérou.
PASSAGE ECLAIR AU CHILI, ET DIRECTION PEROU !
Traversée de frontière, une petite heure de bus, et nous étions rendus à San Pedro de Atacama. Pour ceux qui suivent, c’était notre première étape au Chili il y a 6 mois avec Emilie. Mais la aussi les choses ont bien change. Tout d’abord, elle n’est plus la avec moi, mais l’endroit s’est incroyablement rempli de touristes ! Et pour rajouter à tout ca, le village est balayé par une grosse tempête de sable, qui a coupé l’électricité… Nous n’y resterons donc que quelques heures, le temps de prendre un bus pour Arica, et regagner très rapidement le Pérou. Nous arriverons à la frontière le lendemain matin. Et nous étions presque au bout de la course ! Plus qu’un bus de 8h pour Arequipa, le but ultime ! Et une fois la bas, nous décidions d’y rester jusqu'à la fin de notre voyage ensemble, pour se poser un peu. Et ce n’était pas pour me déplaire !
AREQUIPA LA LINDA !
Une fois de plus, nous nous retrouvions dans une ville déjà visitee 6 mois plus tôt. Ca fait assez bizarre en réalité. Mais le, je ne vais pas me plaindre, nous étions a Arequipa, la ville que je considère comme la plus belle du monde. Et nous n’avions qu’un seul but, en profiter ! Nous avons donc passé notre temps à nous balader en ville, a bien manger, et a sortir un peu… Un peu seulement… Trois jours à se la couler douce, et aussi a retourner visiter le fabuleux couvent Santa Catalina, ou j’ai pu cette fois prendre du temps pour faire quelques croquis. Trois jours des plus agréables donc, avant de se séparer.
Cédric devait rejoindre La Paz pour rentrer en Europe, et de mon côté, je devais repasser en coup de vent a Cuzco, récupérer une veste oubliée la bas par Nico, pour lui remettre dans quelques jours. Nos chemins se sont donc sépares la bas. Une courte visite, assez éprouvante, mais qui je pense lui a bien plu. Et de mon côté, toujours le plaisir de recevoir un pote ici, pour lui faire découvrir un peu de ces endroits incroyables.
RUMO BO AL NORTE…
Apres la mini étape a Cuzco, ou j’ai juste passe quelques heures à me perdre un peu plus dans les belles rues de la ville, j’ai enchainé avec les 22h de bus pour Lima, ou je suis depuis hier. Et à vrai dire, je ne suis pas bien emballé ! Le centre est assez sympa, avec ses beaux balcons et ses bâtiments coloniaux, mais des que l’on s’en éloigne un peu, on dirait la Russie des années 60… Sans compter que la ville est tout le temps plongée dans une épaisse brume. Rien ne va me retenir donc ! J’ai déjà pris mon billet pour demain, en direction de Huaraz, dans les merveilleuses montagnes de la cordillère blanche. D’ici la, je prends mon temps. Je me ballade quand même pas mal, histoire de ne pas regretter. Et j’ai aussi pu revoir PH, mon collègue français de Cocha, de passage ici. L’occasion de parler du mois qui vient de passer, et de découvrir un peu la vie nocturne de Lima. Et ce n’est pas très passionnant, et surtout assez dangereux visiblement. Donc encore un coup dans l’eau… Vivement demain que je m’éloigne un peu de cet endroit bien peu attirant, et bien trop peuplé !
PERSPECTIVES ET CONCLUSION
La première idée est donc de partir de Lima. Mais surtout, je veux rejoindre Huaraz, pour aller marcher un peu, voire beaucoup. En fait, je n’ai pas vraiment envie de découvrir de nouveaux endroits sans Emilie… Je préfère revenir ici plus tard avec elle, et pour l’instant, aller m’isoler un peu dans les montagnes. Donc si tout va bien, je partirais d’ici quelques jours pour marcher dans la cordillère blanche et la cordelière Huyahuach. Je pense poster un dernier article avant ca, avant d’être loin de la civilisation durant une quinzaine de jours. Alors a tout bientôt surement ! La bise a tous, et profitez bien du soleil européen pendant que je vais me cailler dans les Andes !
La Bise !
PILOUEMILIE Publié à 18:07, le 28/07/2009, dans Voyages en Bolivie , Lima Mots clefs : DES SOMMETS A LA FORET AMAZONIENNEApres notre effort pour venir a bout du Huayna Potosi, j’avais prevu dans le programme une autre etape qui me tenait a cœur depuis notre arrivee en Bolivie, L’ATMOSPHERE PARTICULIERE DE RURRE…
Apres un aterissage au plus pres des arbres sur une piste en terre, nous recuperons nos bagages, et sauton
s sur un moto-taxi en direction du centre ville, dans la chaleur et la poussiere. J’ai toujours aime cela, l’ambiance particuliere des villes dans la jungle, la moiteur,… Et pour profiter pleinement du moment de detente, nous prenons une chambre dans un hotel plutot sympa : piscine, hamacs, billard en plein air, et un toucan et un perroquet dans la pelouse pour couroner le tout ! Mieux la qu’en taule comme on dit ! Nous finissons l’apres-midi en louant une moto et en se promenant un peu dans le village.Le lendemain matin, comme prevu, nous nous retrouvons a 9h devant l’agence de voyage pour partir 3 jours dans la pampa. En fait, on imagine souvent l’Amazonie comme une foret dense et inaccessible, mais ce n’est pas que ca. Cette partie s’appelle la « selva », mais une autre compòsante est la « pam
pa », des espaces plus ouvets, et souvent marecageux. C’est la que nous irons. Nous remplissons le 4x4, et faisons connaissance avec nos compagnons, un couple de francais, Camille et Alex, et un Autrichien, Marcus. Et c’est parti, 3 heures de route cahotique pour rejoindre le « port » d’où partira notre pirogue. Et au fil des discussions, Alex nous apprend que son anniversaire est pour bientôt, le 9 Juillet… Bonne pioche ! On fera donc la fete ensemble ! (pour ceux qui auraient oubliè, c’est le mien aussi…)Nous embarquons sur une pirogue assez confortable en fait, avec meme des dossiers aux sieges s’il vous plait ! Et au bout de 20m, notre bon guide Jaime ralenti et nous montre quelque chose sur la berge : premier crocodile. Nous sommes un peu ebahis, mais on aura le temps de s’y habituer, nous on verrons en gros tous les 50m durant 3 jours. Et la, le defile a commence : des oiseaux un peu de toutes les couleurs, des dauphins roses, des capibaras (plus gros rongeur au monde), des coatis (voir article sur Iguazu),… Bref, 3 heures de navigation dans un zoo a ciel ouvert. Et au bout d’un moment, le guide nous propose de nous baigner au milieu de la riviere. Et autant vous dire qu’apres tous les crocos qu’on vient de voir, on hesite un peu ! Mais finalement, nous irons tous, da
ns un endroit plus profond ou parait-il les caimans ne vont pas. Un bon moment, a nager dans ce bassin a dauphins, mais un peu flippant quand meme… Fin de navigation, arrivee au camp, et petite biere bien fraiche en regardant le coucher de soleil. Nous aurons meme l’occasion de jouer un peu au volley ! Et comme souvent quand on joue avec Julien, ca a failli mal tourner… Un guide pensant que nous ne parlions pas espagnol s’est mis a nous insulter a chaque point marquè… Sanction ! Et apres un copieux repas, nous repartions a la nuit armès de nos lampes torches, pour gueter le caiman, st surtout ses gros yeux qui renvoient la lumiere. Une bien belle premiere journee qui s’achevait dans les hamacs, a parler avec Marcus, qui s’appelait desormais Crodu, en raison de sa ressemblance frappante avec notre bon vieux Cedric…¿DONDE ESTA L’ANACONDA ?
Deuxieme jour, reveil plutot cool, et nous partons directement en pirogue
vers un autre camp un peu plus en amont. Chaussage de bottes, et hop direction la pampa pour debusquer l’anaconda, et peut etre le cobra. Pour decrire un peu, il fait une chaleur etoufante, on progresse doucement dans un marecage fort peu rassurant, et tres odorant, a guetter un petit mouvement. Je ne pensais pas un jour faire ca, marcher dans des plaines marecageuses avec de l’eau jusqu’aux genoux, au cœur de l’Amazonie… Et au bout d’un moment, appel de l’autre groupe a la radio : ils en ont un ! Nous les rejoignons, et notre guide sort des fourrés un specimen de 2m environ… Pas mon truc les serpents, mais quand meme sympa de voir ca. Nous continuons un eu la marche sans succes dans nos recherches, et revenons au camp par les berges d’un bras de riviere, non sans faire une petite pause « casse-croute » en goutant quelques thermites. L’apres midi sera relax… Seul but, trouver des dauphins, et aller nager avec eux. Nous remonterons la riviere une bonne heure avant de trouver le bon endroit, et profiterons bien du mom
ent, toujours un peu stressès a l’idee de savoir les caimans pas trop loin… Et de retour au camp, au moment du repas, petite surprise. Les copains avaient demande a la cuisiniere un petit truc pour nos anniversaires, et elle a reussi a nous bricoler 2 gateaux ! Plutot sympa ! Et apres manger, nous avons continuè un peu la soiree autour de quelques verres, et en ecoutant les guides nous jouer quelques morceaux de musique, sous l’œil bienveillant de « renard argentè », le gerant du camp ainsi nommè par Juju en raison de son brushing poivre et sel du plus bel effet, assorti a sa moustache digne des plus grandes stars du football est allemand des annees 80… Au matin, mauvaise surprise, Juju et moi sommes un peu malades. Non pas c
omme certaines mauvaises langues ont pu le laisser sous entendre un exces de quelques boissons alcoolisees la veille, mais surement les quelques gorgees d’eau de la riviere avalees par megarde lors de la baignade. Comme quoi, l’eau faut s’en mefier ! Mais rien de bien grave, et surtout pas assez pour nous empecher de partir a la peche aux piranhas. Depuis la barque echouee sur la berge, nous lancons nos lignes avec du bœuf comme appat. Et 9 fois sur 10, le malin poisson se contente bien entendu de chaparder la viande… Heureusement, nous en atrapperons quand meme quelques uns, qui seront servis a midi. Et comme je ne sais pas qui l’a dit (mais il devait en raconter des absudites..), toutes les bonnes choses ont une fin, il etait temps pour nous de regagner la civilisation. Rebelote, 3 heures de bateau, 3 heures de 4x4 encore plus cahotiques qu’a l’aller, et pour finir un bloqueos a l’entree de Rurre. Et pour finir, nous apprenons qu’il y a de fortes chances que le vol de Juju et Eugenie soit annuler le lendemain en raison de la meteo. Nous prenons une chambre en decidant d’attendre un peu, mais la pluie qui nous a reveillè a eu raison de nos derniers espoirs. Le matin ,une seule mission, trouver un moyen pour eux de rejoindre la Paz. Nous sommes samedi, et le lendemain, a6h du matin, ils embarquent pour rentrer en France. Nous trouverons 3 touristes dans le meme cas avec qui ils partageront une jeep. Et apres 13h de voyage, ils etaient enfin remontès…![]() REPOS A RURRE
Et depuis leur depart, je pense pouvoir dire que je me la coule douce… Entre petites ballades, mise a jour du blog, carnet de voyage, je profite du temps qui passe. Un seul objectif, attendre Cedric, qui a decolle de France lundi matin, pour me rejoindre ici. Le probleme c’est que cette maudite piste en terre nous a encore joue des siennes… Son avion aurait du aterrir il y a une heure, mais le mauvais temps cloue les appareils au sol. J’attends donc une fois de plus. Et lui aussi. C’est ca la Bolivie !
J’espere quand meme qu’il pourra me rejoindre dans la journee, sinon je devrais envisager une remontee en bus, et les 24h de route ne me font pas rever ! Et si tout va bien, nous partirons demain pour 2 jours dans la selva. Mais une fois de plus, le dicton du pays s’applique bien « Todo posible, nada seguro… » (tout est possible, rien n’est sur…)…
La bise Amazonienne a tous.
PILOUEMILIE
Publié à 18:14, le 14/07/2009, dans Voyages en Bolivie , Rurrenabaque Mots clefs : LA TETE DANS LES NUAGESPour changer, ca a été un peu la course ces derniers temps Retrouvailles le mercredi après 2 semaines de voyage pour eux, quelques courses pour préparer la marche, et nous étions prêts juste à temps pour boire l’apéro et fêter l’anniversaire d’Eugénie. Le bons sens nous faisait nous coucher tôt, prévoyant les 2 jours de marche à venir. Et le Jeudi matin, nous sautions dans un truffi en direction de Ventilla, point de départ du trek. Au programme de la 1ere journée, une belle montée jusqu'au col a 4700m d’altitude. Au début, on peut dire que tout allait bien, genre petite ballade, mais la dernière partie s’est révélée plus raide, et l’altitude commençait à taper un peu. Mais une fois au col commençait une longue descente qui a remis tout le monde d’aplomb. Et la pause repas au bord d’
un lac aux eaux claires a fini de nous remettre sur pieds. A partir de la, le seul objectif était de descendre suffisamment pour ne pas avoir trop froid la nuit. Nous avons donc continué jusqu'à 18h pour atteindre la barre des 3600m qui me semblait raisonnable. Rien de particulier, si ce n’est la tentative infructueuse de « racket » d’une habitante de la communauté se trouvant sur le chemin. Voyant que nous ne voulions pas dormir au village pour planter la tente dans un endroit plus sauvage, elle a tenté de nous faire payer en prétextant qu’on devait le faire en traversant le village. Bien essayé !Et nous avons donc continué jusqu'à un site qui nous paraissait séduisant : en bord de rivière, abrité des vents,… et nous avons planté la tente. Le temps s’aller chercher un peu de bois et de mettre le réchaud en action, et nous dégustions une bonne soupe au coin du feu. Mais malgré le cote agréable de la situation, à cette altitude, tu ne traines pas trop avant d’aller au lit ! Une nuit plutôt bonne, meilleure que celle passée seul a la laguna Chilata en tous cas. Nous avions opté pour la location d’une tente 3 places, histoire de se tenir chaud, et ca a marché ! Au matin, petite surprise. Apres avoir avalé un thé, nous commençons à plier la t
ente, et 2 femmes du village arrivent et reviennent a la charge pour nous demander 10 bols par personne en reconnaissance aux habitants du village qui s’occupent du chemin et ramassent les ordures… Et pour ceux qui connaissent les chemins boliviens, c’est un concept ! Ils ne font absolument aucun entretien, et encore de ramassage… J’ai donc passé le quart d’heure suivant à plier la tente et faire mon sac tout en m’engueulant avec lesdites dames. Et nous avons repris notre chemin, non sans s’être vus accablés du mauvais œil. Et le deuxième jour de marche pouvait attaquer. Au menu, une descente jusqu'à une altitude de 2000m. Et autant vous dire qu’on sent la différence ! Petit à petit, nous nous enfoncions vers la jungle, et avec elle, la chaleur et l’humidité. Une belle pause déjeuner au bord d’une rivière, ou nous nous sentons le courage de nous baigner… « Froifou les patounes » comme on dit, l’eau vient directement du glacier ! Et en fin d’après midi, nous arrivions a la fin du trek. Et la surprise, pas de bus pour la Paz… Il fallait passer la nuit au village, mais vu le village, ca ne n ous faisait pas bien rêver ! Un centre minier, mais pour le coup, un vrai, a l’ancienne, a la Russe même… Potosi à cote c’est Disneyland. Nous avons donc décidé de marcher encore un peu jusqu'à un pueblo à 5Km, un peu plus agréable, ou nous avons passé la nuit. Et le lendemain midi, enfin, nous pouvions repartir pour la Paz. Et la route vaut des points… Bien pire que la route de la mort a mon sens. Mais de belles images pour le coup ! Et nous étions de retour à la capitale pour préparer l’expédition du lendemain…OBJECTIF HUAYNA POTOSI : 6088m…
Des notre arrivée, nous allions essayer l’équipement a l’agen
ce pour tenter l’ascension du fameux sommet. Rencontre avec notre guide, et rapidement nous allions nous coucher. Pour l’occasion, Juju et Eugénie m’ont invité à l’hôtel… J’étais comme un gamin, une douche chaude, des draps propres, un vrai lit… je n’avais jamais trop connu ca à La Paz ! Et le lendemain à 9h, nous partions en direction de l’Alto, et commencions à apercevoir le sommet. Une drôle de sensation, ca fait a la fois peur et envie ! Une boule au ventre quand même, ca reste impressionnant de voir une montagne de cette taille, on se demande bien comment on va pouvoir en venir a bout… Petit repas au camp de base, bouclage des sacs, et nous partions pour une marche rapide vers le camps haut, a 5200m. Un petit refuge de pierre, ou nous avons passe l’après midi, sans faire grand-chose. Entre jeux de cartes, grignotage, et conversations avec les quelques autres personnes occupant les lieux, nous étions assez vite rendus a 18h, l’heure du diner, et dans la foulée du coucher. Tant bien que mal, entre manque de sommeil, appréhension, ronflements et autres bruits digestifs courants a cette altitude, nous essayions de nous reposer, jusqu'à ce que notre guide, Andres, nous réveille a 1h du matin. Et la, en selle ! Une bonne demie heure pour enfiler tout l’équipement et les diverses épaisseurs pour essayer de ne pas avoir trop froid, le temps d’avaler un thé, et nous partions au pied du glacier pour chausser les crampons. Pas vraiment le temps de réaliser en fait, et les premières cordées partaient déjà. Le guide nous avait informé de nos compagnons de cordée peu avant : je serais avec Eugénie. Et après avoir vu les frontales s’éloigner une a une su le glacier, nous partons enfin, en queue de peloton. Et d’emblée notre guide semble nous imposer un rythme parfait. Si je l’avais tenté seul, j’aurais surement été tenté de partir a mon rythme, en forçant un peu le pas. Mais nous avancions doucement, en prenant tout notre temps, a un pas toutes les 2 secondes environ. Et les 3 premières heures ont vraiment coulé parfaitement. De belles sensations, marcher sur un glacier dans les Andes, de nuit, sans même avoir besoin de la frontale tant la lune nous éclairait. Un beau silence, juste le bruit des crampons se plantant dans la glace. Et nous n’avions réellement aucune impression de fatigue. Arrivés a 5500m, nous devions franchir la première partie technique, une pente a 55º, qui nous mettra un petit coup d’adrénaline, avant d’arriver sur une crête un peu longue. Et c’est la que ca a commence a se gâter pour moi. J’étais en queue de cordée, et cela faisait déjà quelques heures que mon regard se fixait uniquement sur les chaussures d’Eugénie pour garder le même rythme. Et nous marchions vraiment lentement. Et d’un coup, j’ai commencé à avoir sommeil ! Je mettais ca sur le compte de la petite nuit, mais après une petite heure, d’autres signes sont apparus… Je commençais a avoir des vertiges, mal a la tète : un bon vieux mal des montagnes. Nous approchions des 5900m, et je me disais que je comprenais vraiment pourquoi Emilie et Papa s’étaient arrêtés à cette altitude. Je me donnais encore jusqu'à la fin de la combe pour prendre une décision. Jusque la, pas de risque à marcher avec la tète qui tourne, mais attaquer le mur final sans avoir l’esprit clair, pas question. Je me suis donc vraiment fait violence durant une bonne heure, pas tant physiquement, mais surtout pour essayer de ne pas penser a abandonner, sinon tu ne penses plus qu’a ca ! Et petit à petit, j’ai commencé à aller mieux. Une dernière partie avec un gros changement de rythme, et j’étais remis. Heureusement, car la attaquait le plus dur…LE MUR FINAL
Nous avions mis plus de temps que les autres cordées à arriver là haut. Nous apercevions 2 groupes tout proches du sommet, et il nous restait une bonne heure et demie à marcher dans la partie la plus vertigineuse. Mais bizarrement, j’ai préféré ca aux longues approches. Au moins, tu te concentres sur autre chose que sur le rythme des chaussures de ton compagnon de cordée, qui finit par t’endormir a la longue. Premier « mur » donc, bien passé, avant d’arriver sur une partie roche-glace un peu plus délicate. Et la nous croisons Juju qui redescend. Il est arrive au sommet 1h30 avant nous, et il est visiblement un peu marqué. L’altitude l’a attrapé lui aussi, mais il sera allé au bout, et surtout redescendu sans encombres. Nous terminons la partie rocheuse, et attaquons la dernière ligne droite vers le sommet. Ca semble vraiment long, chaque pas pèse, mais on voit le but tout proche. Nous faisons une pause de 10 secondes tous les 4 ou 5 pas. Et après 6 heures d’effort, nous y sommes enfin ! Un petit bout de glace, 1000m de vide d’un coté, une pente à faire pâlir les skieurs de l’extrême de l’autre, c’est bien ca. Et surtout une vue incroyable sur toute la Cordelière, sur le lac Titicaca, et jusqu’au Sajama, a la frontière avec le Chili. C’est un peu bizarre, mais nous étions vraiment émus une fois la haut. Pas si fatigués que ca, mais un peu abasourdis de l’avoir fait. Le temps de prendre quelques photos, dont une commande expresse de mon père, et nous devions redescendre. Je vous laisse imaginer la température la haut, qui n’incite pas au farniente…
Et dès le début de la descente, j’ai fait une rechute. De nouveau des vertiges, une sensation bizarre, et un mal de tête assez fort. Heureusement, notre bon guide et Eugénie guidaient mes pas, me disant où poser mes crampons dans la partie technique. Et après 15 minutes, tout avait disparu ! Il ne nous restait plus qu’une marche de prés de 2h pour rejoindre le camp haut, et c’est en fait la partie qui nous a semblé la plus dure ! Et une fois là bas, nous pouvions enfin savourer… Enlever les crampons, manger une soupe, et regarder ce que nous venions de grimper. Je suis bien sur très heureux d’être arrivé là haut, et à vrai dire un peu fier, mais je regrette quand même de ne pas pouvoir l’avoir tenté avec mon père et ma femme… C’était un de nos grands projets depuis que je savais que je partais en Bolivie, mais ca n’a pas pu se faire. C’est comme ca, on reviendra, ou on en tentera d’autres !
CONCLUSION
Je vais m’arrêter la pour cet article. Il me reste encore pas mal de choses a raconter, mais chaque chose en son temps ! Je suis en ce moment à Rurrenabaque, dans la jungle, et j’essaye de mettre le blog à jour en attendant l’arrivée de Cédric demain matin. Le prochain article arrive donc sous peu, avec quelques photos je l’espère, et je posterais même un petit montage vidéo de l’ascension quand j’aurais le temps.
La bise a tous, et a Juju et Gegene en particulier, qui a cette heure ci doivent être arrives en France, après presque 48 heures de voyages depuis Rurre…
PILOUEMILIE
Publié à 18:30, le 13/07/2009, dans Voyages en Bolivie , Nevado Huayna Potosí Mots clefs : Quelques photos pour digerer...Pour digerer le pavé de texte, quelques photos des 2 excursions... http://picasaweb.google.com/pilouemilie/TrekSorataEtPecheDansLeChapare# La bise. PILOUEMILIE. Publié à 18:58, le 30/06/2009, dans Voyages en Bolivie , La Paz Mots clefs : UN NOUVEAU DEPARTUn nouveau départ… un de plus, mais cette fois il semble que soit le dernier avant le retour! J’aurais du écrire un article il ya bien longtemps bien sur, une fois de plus. La situation a bien changé ici ces derniers temps, surtout vous vous en doutez avec le départ d’Emilie. Mais entre les rendus de fin d’année et les quelques excursions, le temps a cruellement manqué! Un petit retour en arrière rapide s’impose donc. Je ne vais pas revenir sur le départ d’Emilie trop longuement, quoi dire d’autre sinon que ca a été assez dur, surtout après avoir passé autant de temps ensemble toute l’année, nous qui étions plutôt habitués jusque la a nous voir rapidement entre 2 entrainements, ou 2 charrettes… Donc un moment difficile, une séparation bien triste sur le quai de la gare routière. Et pour tenter de faire passer un peu tout ca, j’ai embarqué de suite dans un bus pour Sorata, au nord de La Paz, dans les Yungas. Comme d’habitude en Bolivie, un trajet incroyable de beauté, et pour finir, une descente de près de 2000m pour arriver au village, perdu et tout tranquille. En pour couronner le tout, un contre plongé a couper le soufflé sur l’Illampu, l’un des sommets les plus beau et les plus durs de Bolivie, a plus de 6300m… Apres un petit tour du paisible endroit, je me suis décidé à partir marcher en direction de la Laguna Chilata, quelques 2000m plus haut. Le temps d’acheter une carte topo, un peu d’eau, et j’étais parti. Et honnêtement, la marche n’a pas été des plus agréables… Je ne sais pas si c’était l’apéro prolongé de la veille avec notre bon Pedro, le fait qu’a aucun moment la pente ne s’adoucissait, ou encore les suites de mon opération pas si lointaine, mais ca a vraiment été rude ! Entre 2 gouttes de sueur, j’arrivais tout de même à apercevoir quelques paysages agréables, des troupeaux de vigognes, ou encore quelques condors planant au dessus de ma tête. A en fin d’après midi, le but tant attendu : la laguna Chilata. Et une petite surprise en plus… J’avais attribué le fait de ne croiser personne durant la montée a mon heure tardive de départ, mais en réalité, c’est bien que j’étais le seul ce jour la ! Je montais donc ma tente au bord du lac, au dessus des nuages et aux pieds de l’impérial Illampu. Un moment parfait… Le temps de faire chauffer ma soupe, d’avaler une infusion de feuilles de coca, et je glissais dans mon duvet, tant pour me reposer que pour m’éviter de rester dans le froid qui commençait à tomber. Une belle nuit, tranquille, seul au milieu de la montagne… Jusqu'à 2 heures du matin, quand je me suis réveillé, saisi par le froid. Une veste en plus, des chaussettes, rien n’y fait. Et en allumant ma frontale pour trouver des couches supplémentaires, une surprise : du givre partout a l’intérieur de la tente. Le reste de la nuit, je l’ai passé à me frotter pour tenter de me réchauffer, en attendant qu’il fasse assez clair pour me remettre à marcher.
Et vers 6h du matin, je pliais donc la tente avec une rapidité extrême, bourrais tout au fond de mon sac, et me remettais en marche, pour redescendre vers des températures plus douces et me réchauffer avec les premiers rayons de soleil. Une descente guère plus agréable que la montée, très raide et relativement exposée. Je terminais la marche accompagné d’un habitant d’une communauté descendant vendre quelques légumes au village. Et une fois de retour a Sorata, un grand café bien chaud en terrasse ! La re-vie comme on dit… Pas le temps de beurrer ma première tartine que j’entends parler français. Je lève la tête, et surprise : Nico et Elisa, nos potes rencontrés a Ushuaia, passés ensuite par Cocha. Je me doutais qu’ils étaient dans le coin, mais c’est toujours agréable ces petits hasards. Nous partageons donc le petit déjeuner, puis prenons un bus pour la Paz, piloté une fois de plus par un aspirant-Loeb. A mi-chemin, Nico et Elisa descendront, pour poursuivre vers le Lac Titicaca et le Pérou. Une fois de plus, bonne route a eux, que je risque de recroiser d’ici quelques semaines, entre le nord du Pérou et l’Equateur.La fin d’après midi sera calme à La Paz, Pedro et Moumou m’ayant laissé leur appartement, j’ai pu me reposer après ces quelques efforts.
UNE NOUVELLE VISITE
Et le Dimanche matin, réveil bien trop matinal pour aller attendre Juju et Eugénie, deux amis français, a l’aéroport. Et comme trop souvent, mauvaise surprise en arrivant de voir que leur avion avait 2h de retard annoncé… et 2 heures a passer a l’aéroport de La Paz, c’est long ! Je leur avais dit que je ne serais pas la pour les accueillir a l’aéroport (mon coté blagueur reprend souvent le dessus), c’est donc tous surpris qu’ils ont découvert ma présence. Et ca fait une fois de plus plaisir de voir des tètes connues, tant pour le temps passé sans se voir, que par le plaisir de faire découvrir cet endroit incroyable a des amis. Pour ceux qui ne sont pas venus, tant pis pour vous !
Malheureusement, je n’ai pu passer qu’une journée avec eux, la fac me rappelant a Cochabamba des le lendemain. Une premier prise de contact avec la Bolivie pour eux, quelques réservations ensemble pour les aider un peu dans les démarches, et il était temps de se quitter. Pour moi deux dernières semaines a l’école, pour eux, de belles visites en perspective, avant de se retrouver pour faire un bout de chemin ensemble.
RETOUR A COCHA, ET PETITE EXCURSION DANS LA JUNGLE
Je retrouvais donc PH a Cocha, qui avait emménagé a l’appart pour les 2 dernières semaines, et notre bon Moumou nous rejoignais rapidement, de retour d’une petite visite au Brésil. Et comme nous avions un peu de temps de libre avant la dernière ligne droite universitaire, nous sommes partis avec Ruslan, le mari de Zulema une éducatrice du CAICC, dans le Chaparé, département voisin de Cocha. Une excursion « a la Bolivienne », avec un départ de dernière minute, sans rien de prévu… Nous arrivons de nuit a Villa Tunari, ou nous trouvons quelques hameçons, et nous
renseignons sur les possibilités de pèche dans le coin. Un petit canon dans la chaleur moite de la jungle, et au lit. Réveil a 6h, petit trajet en taxi jusqu'à un petit village perdu, ou nous trouvons quelques provisions, et un dernier minibus jusqu’aux 3 maisons de Puerto Matamoco. En discutant un peu, nous louons une pirogue, et parlons avec 3 pêcheurs qui nous proposent de les accompagner sur le rio Quatorce. Pendant que Moumou écrase sa sieste a l’avant, nous lançons nos premières lignes dans les eaux boueuses. Nous sommes seuls, au milieu d’une végétation incroyable, plutôt bien en somme. Les premières prises sont sorties, de drôles de poissons pas très bons visiblement, et bizarrement bruyants (des petits cris surprenants) que nous relâchons. Le déjeuner approche, et nous sommes en réalité assez pauvres en poissons. Mais nos désormais amis pêcheurs nous invitent à manger avec eux le fruit de leur pêche. Une petite presqu’ile, quelques bambous coupés à la machette pour bricoler un bivouac, et les poisons sont posés sur la braise. Un énorme surubi, du piranha, et quelques espèces locales… Un vrai régal ! Et nous terminons le repas par une petite baignade, à vrai dire après avoir surmonté nos peurs. Entre les berges dans lesquelles tu t’enfonces jusqu'à mi cuisse (ce qui vaudra a Moumou une belle phrase : « ici faut se baigner avec des raquettes pour pas s’enfoncer… »), les eaux marrons, et les piranhas qui ont surement mal pris que l’on mange l’un de leur congénère, nous avions quelques appréhensions. Mais au final, un moment inoubliable. Partager un bon repas avec des pêcheurs, se baigner dans la jungle, se frayer un chemin a la machette au travers de la vegetation (principalement pour renforcer notre virilité a vrai dire…).Sublime !RETOUR A LA REALITE…
Malheureusement, les bonnes choses ont une fin ! Et il nous fallait rentrer sur Cocha malgré l’envie que nous avions de camper la bas et de tester la pêche de nuit. La dernière semaine de cours s’annonçait chargée. Alors pour la dernière fois de l’année, au boulot ! Un atelier boulot installé dans la salle à manger, et 3 jours de boulot quasi non stop pour pouvoir rendre a temps, et Jeudi matin, nous prenions pour la dernière fois un taxi en direction de l’UPB. Et comme a chaque fois, il a fallu attendre son tour, patienter en essayant de ne pas s’endormir avant de passer en jury… Ca a été trop dur pour moi ! Une petite sieste sur une table dans la salle de cours, et je me réveillais les idées un peu brumeuses pour défendre mon projet. Au final, ca s’est relativement bien passé, avec une note assez flateuse que la décence envers mes chers camarades restés en France m’empêche de dévoiler ici !
Nous y étions, dernier rendu, derniers moments a la fac… Une année passée tellement rapidement ! Nous convenons de nous retrouver tous le lendemain pour une soirée de départ en notre honneur. Avant cela, nous avons commencé par 15 bonnes heures de sommeil, puis un nettoyage total de l’appartement. Et la moquette blanche, c’est salaud comme idée ! Et c’est fou ce qu’on peut mettre comme désordre (en restant poli) en 4 mois. Il nous faudra 2 jours pour terminer, entrecoupés par la fameuse soirée d’adieu. Et cette fois c’est la décence envers mes parents et les gens qui ont une bonne image de moi qui m’empêche d’en parler…
![]() Et le samedi soir, avant-hier donc, la date qui nous paraissait si loin a notre arrivée était la. Etat des lieux, bouclage de sac, et ultime départ pour la gare routière. En attendant mon bus, je posais un dernier regard sur la ville. A l’endroit même par lequel nous étions arrivés, il y a plus de 11 mois, sans bien savoir ou nous mettions les pieds, j’essayais de tirer un premier bilan… Pas facile, j’ai encore du mal à me rendre compte que c’est terminer. On verra dans quelques semaines. Je pense qu’Emilie serait plus a même de le faire tout de suite, maintenant qu’elle a repris une vie « normale » en France… Un prochain article peut être Madame ???
CONCLUSION
Voila, j’ai essayé de résumer, une fois de plus longuement, les derniers instants a Cocha, même si vous vous en doutez, dans nos tètes, le retour d’Emilie a été bien plus important que les quelques lignes qui lui sont consacrées. Je voulais surtout remettre les choses à plat, pour repartir plus ou moins au jour le jour avec ce nouveau voyage qui commence.
Je suis actuellement a La Paz, chez nos inévitables Pedro et Moumou, et je me pose pas mal de questions sur ce que je vais faire ces prochaines semaines. J’avais en tête un petit programme qui semble déjà ne plus être réalisable. Je devais partir marcher 3 jours, mais ma carte de crédit était d’un autre avis ! Pas moyen de retirer pour acheter les indispensables (quoi qu’une veste Gore tex ne soit pas vraiment à qualifier d’indispensable…), ce qui repousse donc un peu ce projet. De plus, je dois retrouver Juju et Eugénie mercredi a La Paz, pour éventuellement tenter l’ascension du Huyana Potosi, si ma forme me le permet… Les séquelles de l’opération sont encore bien présentes, je prendrais une décision bientôt. Et je dois préparer l’arrivée de Cédric, un autre pote qui arrive bientôt. Mais certains événements au Pérou risquent de mettre un terme à nos plans. A suivre donc !
Dans 8 semaines, à cette heure ci, j’arriverais si tout va bien à Clermont. D’ici la, près de 4000 Km de bus, bateau, et autres moyens de transports plus ou moins originaux pour rejoindre Quito, et une petite étape d’une journée a Bogota… Comme le dit une des chansons qui m’accompagne depuis le début du voyage : « on verra si ca vaut pas le coup d’œil la bas, juste un peu plus loin… »
Beaucoup d’articles à venir donc je l’espère. Prenez soin de vous, et d’Emilie aussi pour ceux qui sont près d’elle. A bientôt, et la bise a tous.
PILOUEMILIE
Publié à 18:30, le 30/06/2009, dans Voyages en Bolivie , La Paz Mots clefs : Cochabamba online...¡Hola todos! Apres un bon moment d'absence, durant lequel j'ai laissé le soin à Emilie de tenir à jour le blog (ce qui semble avoir plu a un grand nombre d'entre vous), je reprends un peu le clavier... J'avoue que je suis fier d’elle, et que c'était quand même bien plus intéressant d'avoir des récits d'excursions en foret Amazonienne, ou d'ascension de 6000m que des articles relatant mes soirées boulot, ou la formidable aversion que j’ai réussi a développer a l’encontre des infirmières me réveillant en pleine nuit pour me prendre la tension, tout en refusant de me servir a manger... Me refuser ca a moi ! Non mais… Je me suis donc « enfuit » au bout de 2 jours, après m’être fait notifier mon obligation de rester dans la clinique, suite a une petite escapade dans la rue pour prendre l’air. Une décharge signée, et hop, je me retrouvais a l’appart, a suivre comme tout le monde les aventures d’Emilie servant de guide a mon Papa… Donc depuis ces quelques mésaventures pour moi, et aventures pour Emilie, rien de bien neuf. Et c’est d’ailleurs la l’une des infos principales de cet article : tout va bien, mais il ne se passe rien d’extraordinaire non plus. J’ai même eu le temps de faire un petit lifting au blog, c’est dire… ENTRE FIN DE SEMESTRE ET FIN DE VOYAGE… En gros, ce sont à peu prêt nos préoccupations du moment. A savoir commencer à préparer le sac d’Emilie, organiser les « au revoir », régler les derniers détails, et de mon coté travailler un peu pour avoir un projet à rendre ! Et oui, on ne voulait pas trop y penser, mais la fin de l’épisode à pointer le bout de son nez plus rapidement que prévu. D’ici 12 jours, Emilie sera de retour au pays. Bien entendu un sentiment un peu mitigé. D’un coté la fin d’une belle expérience, mais de l’autre le bonheur de retrouver la famille, les amis, et quelques autres petites choses qui manquent. Des choses futiles ou essentielles, la neige, la nourriture, les repas entres potes, le silence,… Un an semblait être la meilleure durée pour une première expatriation. Nous sommes incroyablement ravis de ce que nous avons vécu, et nous sommes aussi heureux de rentrer. Le bon équilibre… L’autre point important de ce retour et qu’il va engendrer une période de presque 2 mois de « séparation ». En temps normal, passer du temps loin l’un de l’autre n’est jamais facile, mais la, cela risque d’être renforcé par les expériences que nous avons vecu au cours de cette année. Pas de volley pour moi, pas de hand pour Emilie, moins de sortie (plus aurait été dur en même temps…), moins de boulot, plein de voyages… Autrement dit, une année passée a temps plein ensemble, ce qui ne nous était a vrai dire jamais totalement arrivé ! Et la, une période de 2 mois sans se voir… J’aurais pu rentrer un peu plus tôt, mais quelques facteurs me poussent à rester. Tout d’abord pour faire ce que cette p%# ! d’appendicite m’a empêché de faire. Pour passer un peu de temps avec Juju et Eugénie, puis avec mon Crodu, des amis qui ont décidé de sauter l’atlantique pour visiter un peu cet incroyable pays. Et enfin pour terminer par un bout de voyage en solo, et mettre à plat tout cet épisode « Amérique Latine » avant de rentrer. Il ne me manque plus qu’a acheter mes billets d’avion !!! UNE VISITE QUI FAIT PLAISIR ! La semaine dernière, nous avons reçu une visite un peu spéciale. Ceux qui suivent le blog se souviendront peut être que mi-février, nous étions a Ushuaia, et nous vous avions parlé de 2 français rencontrés la bas, dans notre sympathique camping au milieu des bois. Nous avions passé un bon moment en leur compagnie, et leur avions proposé de passer par Cocha lors de leur étape prévue en Bolivie quelques mois plus tard. Ils sont en voyage depuis Janvier jusqu'à Octobre, ayant laissé leurs boulots sur Toulouse pour visiter l’Amérique Latine. Une bien belle expérience, et je vous invite d’ailleurs à aller jeter un œil sur leur blog, que vous trouverez dans les liens a droite. Nous avons donc reçu Elisa et Nico quelques jours, avant qu’ils ne continuent leur périple. Quatre jours de détente, ponctués par quelques parties de belote bien de chez nous. De bons moments donc ! Et comment ne pas apprécier le match de l’ASM gagné en demie finale contre Toulouse en leur compagnie… Je chambre un peu, mais c’est de bonne guerre ! Ils nous ont fait assez de misères en finale depuis des années ! Et également bonne sensation de retrouver des personnes rencontrées en voyage dans un autre contexte. Nous vivons a Cocha, ils y étaient de passage, et nous ont replongé un peu dans cette ambiance de vadrouille que nous avons hâte de retrouver. Et avec un peu de chance, nous nous recroiserons peut être au Pérou, au cours de ce qui sera a fin de notre voyage. Bonne route à eux ! LE MOT DE LA FIN Pour un article dont le but principal était de dire qu’il ne nous arrivait pas grand-chose, j’ai une fois de plus réussi à donner dans la longueur ! Emilie profite donc de ses derniers moments ici, nous profitons de nos derniers instants ensemble, et Vendredi, PH vient emménager à l’appart. Il nous a paru plus logique de ne garder qu’un appartement pour deux lors des 3 dernières semaines. Et comme sa piscine commence à rafraichir, c’est notre logement qui a été choisi ! Babeth a du envoyer la dernière enveloppe tant attendue, signe du retour imminent de sa fille. Et d’ici deux semaines, une nouvelle page sera tournée. Profitez bien de vos derniers instants de tranquillité, nous comptons bien fêter dans l’excès notre retour ! Nous avons eu un an pour penser à vous, en recevant vos mails, ou lisant vos commentaires, alors comment ne pas penser au moment des retrouvailles… Alors préparez vous, et recevez nos quasi-ultimes bises Boliviennes ! Pour terminer, je voudrais « dédier » cet article à la mémoire de Claire, et envoyer toutes nos pensées a Julien… PILOUEMILIE P-S : si l’ASM y arrive enfin Samedi, essayez de ne pas tout renverser à Clermont, on aimerait bien reconnaitre un peu notre ville… Courage aux jaune et bleu, cette fois c’est la bonne… De toute façon, il parait qu’à la 10eme finale ils la donnent… Publié à 18:47, le 3/06/2009, dans La vie en Bolivie, Cochabamba Mots clefs : Le Huayna Potosi 6088 mCe vendredi doit etre un jour de detente avant d'affronter les hauteurs du Huayna Potosi. Comme prevu, nous allons des le matin au musee de l'Ethnographie et du Folklore de La Paz a notre RDV avec Daniel notre guide du Sajama pour appronfondir et decouvrir sous un nouveau jour "los chullpares", "la Sixtine de Curahuara de Carangas" et autres sites visites de la veille. Daniel est passionne et nous entraine a sa suite a travers cet etonnant edifice tresor de l'architecture. A midi, je commence a me sentir mal. Ma gorge me brule toujours depuis le retour de Rurrenabaque, j'ai juste envie de m'allonger et de me reposer. Mauvais signe. Petit detour a la pharmacie qui apres negociation me donne quelquechose de plus fort que l'ibuprofene qui n'a aucun effet sur moi depuis le debut de la semaine. J'abandonne Pierre et Genevieve qui souhaitent grignoter un bout et repart directement a ma chambre d'hotel. Le reveil me sort a grande peine du lit. J'ai un imperatif aujourd'hui et je suis en retard. C'est l'anniversaire de mon papa et il doit deja etre 21h en France. Cela fait plaisir de parler avec eux. Au moins deux semaines qu'ils ne savent pas trop ou je suis ni ou je vais. Ils s'inquietent un peu de me voir fatiguee avant de tenter un 6000 m. Je promets de ne pas faire d'exploits et de dedier a mon papa mon arrivee au sommet du HP. A 17h, RDV avec Pedro et Moumou a l'agence pour l'essayage de l'equipement. Sceance assez comique avec les pitreries de Moumou. Derniers achats pour le lendemain, une enorme platree de riz et au lit.
Au reveil, ce n'est plus la gorge qui me fait mal mais le ventre. Bravo. Par contre, je me sens mieux. C'est deja ca. Le temps que le guide recupere tout le materiel et s'etre fait repeter sans mentir quatre fois le nombre de lampes frontales et de duvets necessaires, nous voila enfin partis avec 1h30 de retard. Sur la route, nous avons une vue d'ensemble magnifique sur La Paz, passons egalement devant Chacaltaya, glacier ou se situe le plus haut domaine skiable du monde (5395 m), mais il ne reste plus rien de neige, puis decouvrons plus clairement le majestueux Huayna Potosi. Le HP est le plus couru des sommets boliviens de part son accessibilite et son altitude depassant de 88 m la barre symbolique des 6000 m. A 11h, nous arrivons au 1er camp situe a 4700 m depart de notre aventure. Un petit chemin escarpe, suivi d'un pierrier nous menera en 1h30 au camp de base a 5200 m. Pierre est en grande forme. Il a ete en tete tout le temps avec Pedro et Moumou, me laissant 10 mn dans la vue a l'arrivee.
Le refuge est agreable : il possede une salle refectoire en bas et un dortoir dans la partie superieure. Vue incroyable sur les sommets environnants et surtout nous donne une bonne vision du chemin qu'il nous reste a parcourir demain. Lors de mon petit tour d'inspection des lieux, je trouve en train de lezarder sur les rochers au soleil ceux que je cherchais. Virginie et Teophile, un couple de volontaires francais, venus recemment au CAICC. Eux, sont partis le vendredi choisissant de faire un jour supplementaire pour une meilleure acclimatation et s'entrainer un peu a faire de la grimpette sur glacier avec crampons. Le dortoir nous attire tous irresistiblement pour une petite sieste reparatrice. Nous nous levons pour le gouter a base de boissons chaudes et tartines et avons le privilege d'apercevoir un condor plannant tranquillement tel le roi des cieux. Nous sommes tous reunis a 17h30 pour, devinez quoi, le repas du soir avant d'aller se coucher a 19h. Vous y croyez? Comment va t-on faire pour s'endormir a une heure pareille, surtout que le reveil est programme a minuit ? Bref, tout le monde prepare ses petites affaires. Avec Pierre, nous enfilons notre fuseau en polaire, les 2 paires de chaussettes de marche, les chaussons des chaussures de marche au chaud au fond du duvet et je garde egalement avec moi l'appareil photo afin qu'il ne s'enrhume pas. Il parait que les batteries se dechargent vite a cause du froid et de l'altitude. Je me faufile dans le duvet en plume et mets mes boules Quies afin de mieux me reposer. Tous ceux qui ont eu une premiere experience en refuge, n'oublient plus jamais d'emporter avec eux ce St Graal. Un vague souvenir d'une nuit en refuge dans les Pyrenees avec papa et Alain me revient a l'esprit et me donne le sourire aux levres. Je ne me ferai pas avoir deux fois !!!! A minuit, pas la peine de nous secouer. Personne n'a reellement dormi. Nous nous equipons, dejeunons frugalement et nous voila partis crampons aux pieds pour au moins 6 heures de marche. Nous partons par groupe de 3, encordes les uns aux autres. Il ne fait pas froid et commencons la grimpette parmi les premiers. Dans le noir, avec nos lampes frontales, nous avancons pas a pas sans savoir reellement ce qui nous entoure. A partir de la, j'ai perdu toute notion du temps. Mes reperes sont basics : notre arrivee au Campo Argentino a 5700 m. C'est une sorte de replat que les gens utilisent soit disant pour camper. Sinon, il n'y a rien. Nous arrivons les seconds, a la suite de Pedro et Moumou qui marchent comme des forcenes et faisons une pause. J'oblige le guide a preter attention a ma chaussure qui me lance dans le talon depuis un bon moment. En fait, la coque plastique est percee et j'ai limpression qu'elle transperce le chausson a l'interieur. Je crois lire dans le regard du guide un comportement macho du genre : ces femmes que des boulets ! Il me remet la chaussure en place en me disant que tout ira mieux maintenant. Tu parles ... J'aurai du demander a changer de chaussures des que je me suis apercue que la coque etait percee. Grave erreur. Ensuite, nous poursuivons avec une partie technique necessitant le piolet pour grimper sur 30 m une pente de 60 a 70 degres. Nous arrivons au sommet extenues. Nous sentons la morsure du froid pour le premiere fois. Pierre commence a se sentir fatigue et moi je traine la pate depuis un bon moment. Le guide aimerait que l'on suive le rythme de Pedro et Moumou mais je ne lui laisse pas le choix. Ce n'est pas une course. Nous voulons arriver au sommet mais pas au risque de ne pas en profiter ou d'avoir un accident. Nous mettons notre belle cagoule polaire, grignotons un peu et tentons de nous rehydrater correctement mais l'eau est gelee quand elle coule dans la gorge. Nous approchons des 5900 m, j'ai une douleur a la tete mais je ne sais pas si c'est le froid ou le soroche. Le guide me donne au cas ou une pilule contre le mal d'altitude et continuons encore un peu vers le sommet. C'est horrible, j'ai l'impression de ne pas avancer et j'ai besoin d'une pause de plus en plus souvent. Et encore, c'est Pierre qui porte le sac. Nous devions changer toutes les heures mais cela n'a pas ete le cas. Teophile, le francais, nous passe devant mais a l'air dans un etat pitoyable. Il a vomi au moment de partir mais continue a la suite de son guide. 5970 m. Nous voyons les lanternes de nos autres compagnons stoppees dans la pente de la derniere partie technique. On a l'impression que plus personne ne peut avancer. On questionne le guide sur le temps restant. Il nous annonce 1h pour la partie technique et ensuite 45 mn pour atteindre le sommet. Que faisons nous ? Moi, je suis omnibulee par les consequences du soroche. Le mal de tete n'est pas parti et la motivation descend sans cesse. Allez, quelques metres de plus et nous ferons un autre point. La corde se tend pour le premiere fois derriere moi. Pierre annonce : "je suis cuit". Il n'a plus le pied sur et ne se sent pas capable dans ce cas de grimper la partie technique. Decision commune, bien difficile a prendre si pret du but mais raisonnable : on abandonne.
Sur le chemin du retour, nous croisons une fille en pleurs assise dans la neige et qui nous annonce avoir deja vomi quatre fois depuis le depart. Elle veut continuer, le guide ne dit rien. Quelle inconscience ! Nous profitons du lever du soleil, des couleurs orangees sur la neige. Cela vaut tous les efforts du monde. Nous decouvrons enfin l'environnement qui nous entoure : De nombreuses crevasses. Valait mieux ne rien savoir. J'arrive au refuge sans force. J'enleve les chaussures avec bonheur et montre sans complaisance mes talons defonces a un guide surpris. Je ne suis pas une chochotte. Si je me plains, c'est qu'il y a une raison.... Je monte me reposer et peu de temps apres arrive un Moumou sans vie. Nos deux comperes sont arrives les premiers au sommet. Quelques heures de repos, une bonne soupe bien chaude et un sandwich qui cale le bide et nous voila reparti au 1er camp. Le taxi nous attend et repartons immediatement sur La Paz. Il crevera quand meme deux fois sur le chemin du retour. La fatalite. Une douche, un appel a Pilou et a mes parents pour les rassurer et une bonne sieste bien meritee. Le soir devant une pizza bien chaude, nous analyserons avec Pierre les causes de cet echec.
Bon voila, nous n'avons pas reussi mais nous sommes quand meme fier de ce que l'on a fait. Le lundi, Pierre et Genevieve sont partis au Lac Titicaca et moi qui devais faire une marche a Sorata, j'ai decide de changer mes plans et retrouver mon petit mari car mes pieds defonces et la fatigue cumulant ne me font aspirer qu'a une chose : me reposer. J'ai retrouve un Pierre Louis tout "flaquito" apres ces deux semaines mais aussi la tranquilite et le climat agreable de Cochabamba. Retrouvailles chaleureuses avec le CAICC. Un ado qui s'est un peu trop attache a moi m'a appele pour savoir quand je rentrerais parce que je lui manquais. Trop mignon. Plus qu'un mois et je suis de retour parmi vous. Lien photos Huayna Potosi : http://picasaweb.google.fr/pilouemilie/HuyanaPotosi# Lien photos Sajama : http://picasaweb.google.fr/pilouemilie/Sajama La bise EMILIEPILOU
Publié à 18:25, le 21/05/2009, dans Voyages en Bolivie , Nevado Huayna Potosí Mots clefs : PARC NATIONAL SAJAMAVoici une excursion que je ne pensais pas pouvoir faire avant de revenir en France mais qui a pris forme grace a la visite de Pierre et Genevieve. En effet, le parc national Sajama jouxte la frontiere chilienne et il est difficile d'y acceder au moyen de transports publics. Il faut du temps et de la patience et dans ce cas la nous n'avons ni l'un ni l'autre! Passer par une agence privee est la meilleure solution mais aussi la plus chere. En echange, en 2 jours et une nuit nous pouvons visiter les endroits les plus recules et interessants du site mais aussi s'arreter pour prendre des photos ou bon nous semble. Nous n'hesitons pas a choisir cette solution de facilite d'autant plus que nous devons penser a ne pas trop nous efforcer car le surlendemain nous tentons l'ascension du Huyana Potosi. 1er jour : Il fait froid a La Paz a 8h du matin. J'ai troque debardeur, short et tongues pour pull, veste et bonnet. Un vanne 6 places nous attendait devant notre hotel avec notre guide a l'heure prevue. La grande classe. Au moins, nous pourrons nous mettre a notre aise. Moi qui pensais que nous aurions seulement un taxi pour nous 3. Ca m'apprendra, tiens. Avant meme d'arriver a l'Alto, le guide nous annonce avec une mauvaise excuse que nous devons changer de vehicule. Ah, je me disais aussi !!!!! Nous repartons donc a bord de notre petit taxi bien serres a l'arriere du vehicule. Notre premiere pause sera consacree a une offrande dediee aux esprits protecteurs afin de nous porter chance durant notre trajet. Nous arrosons ainsi chacun notre tour les 4 roues du taxi avec de l'alcool devant avoisiner les 90 degres et repartons bien entendu l'esprit plus tranquille. Le paysage est bien aride. Nous sommes surpris de voir que la majorite des terres sont quand meme cultivees. Le guide nous explique que les paysans recoltent principalement la quinoa et la patate a cette altitude. A partir de la, les pauses visites vont s'echelonner jusqu'a notre destination finale, le village de Sajama.
Nous logerons le soir dans un hotel mettant a la disposition des touristes de petites maisonnettes de construction traditionnelle : murs en adobe et toit de chaume. Apres cette longue journee, nous devorons en compagnie de 2 anglais, plus vaillants que nous car ils effectuent le trajet a pied, notre soupe de quinua bien chaude et du steak de lama bien tendre. La nuit plus rien a voir avec le jour. Nous nous gelons. Pour ma part, 3 couvertures et 2 dessus de lit seront necessiares pour m'endormir.
2eme jour : Je n'ai pas trop envie de sortir de la tiedeur du lit mais il faut bien dejeuner. Le village de Sajama est a 4200 m est un petit onglet au bout des doigts des le matin doit etre une chose courante par ici. Ce matin nous aura droit a la visite d'un champs de Geyser et d'une marche dans la plus haute foret au monde. Pas mal quand meme. Les geysers, ne sont pas aussi impressionants que ceux d'Uyuni mais les eaux sont transparentes, nous pouvont voir l'eau bouillir, l'entendre fremir comme une cocotte minute et toucher l'eau du bout des doigts. Le paysage est enchanteur. Les sommets enneiges, les fumees des geysers, des plaques de givres jouxtant les marmittes a ciel ouvert et quelques lamas eparpilles dans les paturages. La foret la plus haute au monde se compose de queñuas, une espece endemique de l'Altiplano adaptee a cette altitude. Nous marcherons une heure jusqu'a arriver environ a 5100 m. Il est difficile de trouver sa respiration a cette altitude. Un bon entrainement pour le Huyana Potosi de samedi. Retour sur La Paz apres un repas bien merite. Demain nous irons au musee ou travail notre guide car il y a une exposition temporaire sur la zone que nous venons de visiter. Un bon complement. Allez au dodo. La bise EMILIEPILOU
Publié à 18:53, le 15/05/2009, dans Voyages en Bolivie , Nevado Sajama Mots clefs : LA PAMPADormir dans un lit apres 2 nuits passees sur un tapis de sol est un vrai bonheur. Au lever, je rencontre par hasard nos voisins belges et recupere enfin notre guide du Lonely qu'ils avaient malencontrueusement oublie de nous rendre avant de partir sur La Paz ! On ne me la fait pas a moi. Nous passons rapidement a l'agence de voyage pour verifier si l'avion est toujours bien programme. Aucune annulation en vue, nous partons donc a l'aeroport le coeur leger, enfin surtout pour moi car j'attends ce moment depuis une eternite. Seule ombre au tableau, l'absence de Pilou. S'il y a bien une excursion que je voulais absolument faire avec lui, c'est bien celle la. La foret amazonienne, la chaleur, baignades, ballades en pleine nature : un cadre bien romantique. Un vol de 50 mn un peu secoue mais une vue admirable sur la Cordillera. L'aeroport de Rurre est un vaste champ qui donne la tonalite du sejour. Il fait lourd, un soleil ardent, tout comme je l'esperais. Notre agence est venue nous chercher directement a l'aeroport et apres quelques formalites administratives a remplir, nous a laisse dans un hotel un peu en retrait des bruits electroniques nocturnes. Petite salade rafraichissante a midi, petite sieste dans les hamacs de l'hotel puis une seance photos en fin de journee de la ville. Rurrenabaque est une petite ville charmante dont les rues principales sont pavees et les rues adjacentes en terre. Les montagnes verdoyantes et le rio Beni l'entourent. Les moto-taxi sont de rigueur, tout le monde circule en deux roues ou en jeep. Une petite impression d'Afrique voire d'Inde. Arret internet oblige pour donner des nouvelles a Pierre Louis qui tout inquiet de ne pas en recevoir de nous etait deja aux aguets sur msn. Prochain contact dans 3 jours. Nous profitons d'un bon offert par notre agence pour nous prelasser la muit tombante devant un cocktail rafraichissant puis savourer dans un petit restaurant vide de touristes mais choisi avec soin un delicieux poisson. Durant la nuit une enorme averse nous a tous reveille ne laissant rien presager de bon. 1er jour : Avant de partir pour 3 jours et 2 nuits dns la pampa, nous allons nous ouvrir l'appetit dans un cafe tenu par un francais et devorons des petits pains et un croissant fais par un boulanger francais . Nous reviendrons. Depart en jeep par groupes de 7. Nous nous retrouvons avec 2 medinettes anglophones et leurs copains qui jacassent sans cesse durant les 3h de trajet jusqu'a Santa Rosa, lieu ou nous devons prendre une embarcation pour rejoindre notre campement. Durant ce temps :
La pluie a stoppe afin que nous puissions monter a bord de nos grandes barges a moteur sur le rio Yacuma. C'est une chance car il n'y a avait aucune protection contre la pluie. Nous nous delectons du paysage, apercevons les 1er dauphins roses et autres animaux vivants sur les berges de la riviere. Il nous faudra 4h pour atteindre a la nuit tombee notre campement. Peu de temps avant, nous sommes passes devant l'enorme campement d'Indigena Tours (ou nous devions aller en decembre) et je m'imaginais deja dans un similaire. Petite deception. Le notre est plutot rustique, des sanitaires douteux et surtout sans aucun hamac. Par contre, l'endroit est eloigne des autres compagnies et plutot agreable et la cuisine un vrai regal.
2eme jour : Le matin, nous sommes tous partis a la recherche des anacondas dans la pampa sauf Genevieve qui preferait soigner ses pieds encore douloureux. Comment decrire la pampa? De hautes herbes avec un sol marecageux. Vegetation quasi uniforme. Les chipies qui etaient parties en debardeur et fuseau ont ete renvoyees illico par le guide pour se changer. Bien leur en a pris car nous avons ete devores litteralement par les moustiques. La chasse fut infructueuse au vu du peu de soleil. En effet, il a plu une grande partie de la nuit donc nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. L'eau boueuse rentrait directement a l'interieur de nos bottes. Les anacondas, animaux de sang froid, recherchent plutot le moindre rayon de soleil et dans notre cas se cachaient plutot au fond de l'eau ou dans la foret. Anecdote : Pierre a malencontrueusement echoue avec son appareil photo dans les eaux de la Pampa. Perte appareils photo en Bolivie :
Apres-midi dedie a la peche aux piranas sur le bateau avec un fil, un hamecon plus gros que les poissons et de la viande. Resultat : nada para los RICARD. Faudrait pas nous abandonner dans une ile deserte car on ne serait pas pret de manger! Le soir, sortie bateau pour entendre les bruits des animaux et de la nature. La seule chose que je souhaitais moi c'etait rentrer sous ma moustiquaire pour arreter de me faire devorer par ces vicieux moustiques.
Retour a Rurre. Besos Publié à 18:35, le 12/05/2009, dans Voyages en Bolivie , Rurrenabaque Mots clefs : LA SELVA1er jour : Petit dejeuner a base de croissants, pains au chocolat et pains aux raisins de notre boulanger francais. Un vrai regal. Rien a voir avec les medialunas d'Argentine grasses et qui n'avaient pas la moindre saveur. Puis, je laisse Pierre et Genevieve devant l'agence Amaszonas qui doit les amener a l'aeroport et moi je file a Fluvial Tour pour mes 3 jours dans la Selva. Nous nous retrouverons a La Paz mardi prochain apres leur petit sejour au Salar d'Uyuni. Avant de partir, je profite d'un cyber cafe juste a cote de l'agence pour donner des nouvelles a Pilou. Hier, imposssible de le joindre ni par telephone, ni par messenger. Deja une semaine que nous l'avons laisse a Cochabamba. Il semble retablit et a pu retourner en cours. Cette fois le groupe est compose de 4 filles celibataires et d'un pere accompagne de sa fille que nous avions deja croise dans la pampa.Tout le monde parle francais et l'ambiance est plus decontractee que la derniere fois. Nous embarquons pour 3h de croisiere sur le rio Beni afin de rejoindre notre campement. Le lieu est plus agreable et aere que celui de la pampa. Juste apres le repas de midi, nous partons pour une ballade de 3h dans la Selva avec confection d'un porte bouteille en feuilles de palmier dont j'ai herite et barbouillage de peinture sur le visage a base d'un colorant violet provenant d'une plante que l'on frotte entre ses mains. A priori les 3 jours dans la selva seront sportifs. Pas le temps de s'ennuyer, nous partons de nouveau vers le rio Beni. Nous allons evacuer les efforts du jour par une baignade raffraichissante dans la riviere. Du coup, nous en profitons pour nous laver avec un savon naturel que le guide nous propose. Retour au campement pour savourer un delicieux et copieux repas et nous voila reparti de nouveau au clair de lune a la recherche d'animaux et des bruits nocturnes.
2eme jour : Des le lever, randonnee de3h ou nous voyons majoritairement des singes, des oiseaux et quelques sangliers. Le guide nous raconte les bienfaits de mere nature en nous expliquant les proprietes curatives et medicinales de chaque arbre : 1 arbre a viagra, 1 autre qui soigne les plaies ou qui eloigne les moustiques. Tres instructif. Nous avons droit egalement a une petite seance de tatouage effemere avec un fruit de couleur bleu qui peut marquer la peau jusqu'a 15 jours. Nous jouons bien entendu a Tarzan et Jane avec une immense liane. Moment ludique tres apprecie par les participants. L'apres-midi est consacre a la confection d'artisanat.. Avec des graines, nous avons cree des bagues plutot reussies et le guide nous a offert a chacune un collier a base de graines et macrame. Encore un gui de celibataire qui tente sa chance .... Le soir, nous sommes partis a la recherche de petits poissons qui serviront d'appats pour le lendemain. A l'aide de sa machette, le guide a decapite tous les pauvres petits poissns qui se trouvaient sur son passage.
3eme jour : Lever a 6h. Encore une ballade dans la selva. Decidement on ne chome pas. Nous montons jusqu'a un belvedere pour dominer toute la foret. Les moustiques moins presents quand meme que dans la pampa ne se font pas oublier et je crois que si je reste plus longtemps mes jambes seront meconnaissables. Je dois aller a un mariage a mon retour. SVP il faut au moins que je sois presentable. Peine perdue, ils ne veulent rien entendre. Sale petites betes qui nous gachent tout plaisir. Apres s'etre venges sur le petit dejeuner, nous partons pecher avec nos tetes de poissons fraichement coupees de la veille. Mais comme a l'accoutumee, nous pourrions mourir de faim si l'on devait compter sur nous pour survivre. Derniere baignade pour eloigner les moustiques attires par la sueur de nos corps et partons manger avant de prendre le chemin du retour. Ma principale preoccupation est que vais-je faire ce soir ? Et oui, je ne me suis jamais retrouvee toute seule jusque la. Par chance, j'ai retrouve dans la ville une des filles et nous avons diner ensemble sans se laisser abattre : une bouteille de vin et un bon morceau de viande. L'avion du lendemain a eu un peu de retard mais je suis arrivee a bon port dans le froid de La Paz. J'ai occupe ma journee a ecrire le blog et telecharger les photos. A l'hotel, je me suis retrouvee dans une chambre de 4 avec 3 autres compagnons. Ce mot est masculin, ce n'est pas une erreur de ma part !!! Pilou pas content. Aujourd'hui, j'ai retourve Pierre et Genevieve qui sont revenus enchantes du Salar d'Uyuni. Demain nous partons pour 2 jours dans le parc Sajama.
Les photos de la Pampa et de la Selva sont regroupees sur le meme lien que celui du trek del Choro. La bise a tous Publié à 18:15, le 12/05/2009, dans Voyages en Bolivie , Rurrenabaque Mots clefs : DERNIERS PREPARATIFS A COCHABAMBA AVANT DEPARTLe lendemain de l'operation, je suis partie au petit matin seule voir mon homme a l'hopital pour profiter un peu de lui, lui apporter quelques affaires pour se changer et son ordi avec toutes les saisons de Malcom afin de tuer le temps. Son operation etant un succes, nous avons decide de maintenir les excursions. Pierre Louis ne souhaitait pas nous voir rester pour rien a son chevet. Son pere n'ayant qu'un mois, il preferait le voir en profiter tout de meme. Apres cette trop courte visite, je suis partie porter au laboratoire d'analyse l'appendice de Pilou pour expertise : a titre indicatif cela coute environ 14 euros. Impossible de joindre Christine au telephone pour l'informer de la situation. Ce sera donc un simple mail afin de la rassurer et surtout qu'elle ne trouve pas en premier le post sur le blog. Il est temps de partir au CAICC pour profiter un peu des enfants et manger avec eux. Pierre et Genevieve etant les parrains de Rosalia, il ne faut pas bacler ce moment tant attendu. A notre arrivee, petite deception, il n'y a personne. Aucun educateur, ni cuisinieres en vue. En fait, ils sont tous reunis au premier etage en train de manger des Salteñas car demain est un jour ferie : la fete du travail. Nous arrivons donc au bon moment pour manger les dernieres rescapees. Une pensee furtive pour Pierre Louis qui adore ca mais qui n'a toujours pas le droit de manger depuis son operation. Une petite pancarte au dessus de son lit indiquant NPO (rien par voie orale) fait fuir toutes les infirmieres qui arivent dans sa chambre avec un plateau repas. Fin de la parenthese. A l'heure de l'almuerzo, toute une ribambelle d'enfants qui jouaient au foot se rue comme a l'accoutumee sur les gamelles remplies de soupe de cacahuete et de viandes grillees avec ses petits legumes. Pierre et Genevieve ne se font pas prier non plus surtout qu'ils ont enfin fait la connaissance de Rosalia, qui a tout plein d'attention pour eux. Petite visite egalement chez les tous petits qui s'accrochent aux jambes de Pierre et il est temps de partir malheureusement car nous devons voyager dans la nuit et rien n'est pret. Pierre et Genevieve ont trouve qu'il devait etre dur de travailler avec tous ces enfants qui reclament autant d'amour et de besoin d'etre choye. Ils s'attendaient au manque de moyens materiel et financier du CAICC mais pas a ce besoin d'amour permanent des enfants qui peut se traduire par une accolade prolongee ou un regard furtif charge d'emotions. L'apres-midi est passe en coup de vent : achats des billets de bus, achat d'un telephone portable pour Pierre et Genevieve, reservation des billets d'avion pour Rurrenabaque, dernieres reservations par mail des prochaines excursions et derniere visite a Pierre Louis a l'hopital avec quelques friandises puisqu'il peut de nouveau manger. Enfin, d'apres ce qu'il affirme! A peine de retour a l'appart pour boucler les sac qu'il faut deja repartir a la gare routiere bondee en cette veille de weekend prolonge. On monte dans le bus, nous pouvons enfin souffler. Publié à 18:26, le 11/05/2009, dans La vie en Bolivie, Cochabamba Mots clefs : L'EPREUVE DU TREK DEL CHOROLe 1er jour : Au petit matin, nous posons les bagages surperflus chez Pedro et Moumou et partons en direction de Villa Fatima pour trouver un minibus qui nous menera a la Cumbre, depart de notre trek. C'est la que les ennuis ont commence. Les 13 km de La Paz, course a laquelle Favio et Moumou doivent participer, bloque la moindre ruelle de la ville. Il nous faudra au moins 2h pour atteindre Villa Fatima en taxi. Nous avons eu de la chance de tomber sur un taxi bienveillant qui ne nous a pas abandonne et qui apres maintes peripeties (dont prendre la voie express en sens inverse), nous a mene a bon terme. 2h de taxi, une folie en France, une realite en Bolivie. Nous trouvons rapidement un minibus qui peut nous mener a la Cumbre mais de nouveau le mauvais oeil est sur nous. Au peage, les policiers font du zele et arretent tous les vehicules de transport. Pour nous, ce sera une histoire de papiers pas en regle. 45 mn plus tard et une amende, nous voila repartis. Il est 12h, on va pouvoir enfin commencer notre trek de trois jours (soit 70 km environ). Le gardien qui est cense nous indiquer le chemin n'est pas dans sa cahutte et sommes obliges de partir sans la precieuse carte indiquant les villages pour dormir et les points de ravitaillement. De toute maniere on ne peut pas se perdre d'apres les dires des autres randonneurs. 100 m apres notre depart, une bifurcation bien entendu non indiquee dans le guide. Nous prenons donc tout droit a la suite d'un groupe que nous voyons au loin. Ce ne sera pas le chemin le plus court. Une bonne heure de montee bien eprouvante. La pente est raide. On a l'impression de marcher sur des ardoises qui s'effritent sous nos pas et avons la respiration hachee. On ressent pleinement les effets de l'altitude. Les sommets enneiges au loin sont de toute beaute et nous recompensent largement. Arrives au sommet, un kern nous rassure un peu car on se retrouve seuls sans trace du precedent groupe. De notre point d'observation, nous apercevons sur notre gauche un chemin et des voitures qui grimpent avec des touristes a leur bord jusqu'a un autre sommet a quelques centaines de metres de nous. Ce doit etre le veritable sentier. Nous rattrappons la voie principale suivi de pres par un groupe de jeunes qui ne paraissent pas non plus tres surs d'eux. Nous entamons la descente vers des ruines incas et les 1er signes de fatigue se font sentir pour Genevieve. Les chaussettes pretees par Christine lui chauffent les dessous de pieds, son sac a dos (qui est celui de Pilou) qui n'est pas adapte a sa morphologie commence a peser et s'ajoute a cela les effets negatifs du soroche. Le chemin est pave, parfois couvert d'herbe, nous apercevons de temps en temps des lamas et des paysans travaillant a flanc de montagne. Le brouillard s'est leve en fin d'apres midi rendant la ballade plus monotone. Pierre supporte egalement de moins en moins le sac de Christian et nous nous sommes apercus entre temps que Genevieve avait perdu son duvet. Il est temps d'arriver. 18h30, nous atteignons enfin le village de Chucura, ou nous retrouvons les autres groupes de randonnneurs. Pierre et Genevive ne se sentant pas de porter de nouveau les sacs durant les 2 jours suivants, nous partons a la recherche d'une mule ou d'un lama (plus courant par le pays). En fait, ils ne s'attendaient pas a marcher avec autant de poids sur le dos, etant plus habitues a faire des randonnees d'une journee. Le choix d'un element exterieur devant nous aider devient crucial. Il faut absolument faire le trek dans les trois jours impartis et arriver au plus tard le dimanche soir a La Paz car le lundi matin, nous avons notre avion pour Rurrenabaque. Nous parlons avec Alejandro, guide de montage, qui nous propose en fin de compte 2 porteurs pour les jours suivants. Le prix est correct, nous n'hesitons pas. Par contre, nous ne nous attendions pas a ce que ce soit 2 femmes. C'est sur que pour nous europeens, c'est un peu genant. Mais je ne doute pas un instant qu'elles seront a la hauteur. La nuit tombe, repas rapide pour se jeter le plus vite possible sous la tente. Demain, lever a 6h. Malgre les railleries de Pilou avant le depart, j'ai monte et demonte la tente comme un chef. C'est vrai, qu'en voyage, il s'occupait generalement de cette tache. Mais quand on a pas le choix, hein !!!!
2eme jour : 2 petits bouts de femmes sont arrives au petit matin et sont partis au pas de charge avec les sacs de montagne. L'objectif du jour, 8h de marche. En tout cas, elles donnent le rythme. Le sac me laboure les hanches et les epaules mais je me suis mis dans la tete de les suivre et ce n'est pas chose facile. De grandes foulees sur le plat, au pas de course en descente et en montee, bein, je ne peux pas les suivre bien entendu. Le sac pese aussi sur leurs epaules. Ces dames ont l'habitude de porter de telles charges mais pas de cette facon. Pierre et Genevieve apprecient le paysage a leur rythme. Le paysage est superbe, similaire a celui du Machu Picchu. Nous passons vers des rivieres qui nous invitent a la baignade mais nous n'avons pas de temps a perdre. A chaque flanc de montagne, nous devinons clairement le chemin a suivre mais celui-ci nous parait sans fin. Il fait chaud mais il faut tout de meme descendre le flanc de montagne pour atteindre le pont qui traverse la riviere et grimper de nouveau pour aller de l'avant. Nous arrivons finalement au camp San Francisco vers 17h30. Soulagement. Le lieu est agreable avec de nombreux espaces verts pour monter la tente. Une gamine se prend d'ailleurs de passion pour la mienne et n'arrete pas de la toucher en disant "chiquita". Ma seconde action sera d'enlever mes chaussures qui deviennent insupportables et de soigner mes ampoules. Nous partagerons ensuite notre repas avec nos 2 porteuses et allons nous coucher. Contrairement a la nuit derniere, l'humidite est etouffante et ce ne sera pas la peine de dormir tout habillee pour se rechauffer. Apres de nombreuses randonnees en compagnie de Pilou, cela me fait drole de me retrouver toute seule sans lui, pelotonnee dans notre tente miniature.
3eme jour : Reveil a 5h30. Aujourd'hui, nous n'avons que 5h de marche mais il faut arriver tot a Chairo car les moyens de locomotion sont chers et limites d'autant plus un dimanche car les Paceños quittent tous les Yungas pour revenir a La Paz. Cette journee sera marquee par la "subita del diablo". Une montee infernale jonchee de marches. Nos porteuses accusent elles aussi la fatigue. Pourtant, durant ces 3 jours, elles m'auront donne l'impression de voler a travers les sentiers. A leurs pieds, de minuscules sandales de plastique noir. Sans cesse en train de sautiller d'une pierre a l'autre, d'un pas souple et decide, levant par moment leur jupe afin de ne pas la mouiller ou de mettre de la boue dessus, le regard alerte observant un champignon par ci, ramassant un fruit par la. Elles sont vraiment etonnantes. J'ai les jambes toutes courbaturees. La descente finale est une torture car ajoute a cela, la plante de mes pieds est en feu. J'aurai du continuer la musculation. Le manque de volonte est un vilain defaut. Nous sommes arrives a 13h a Chairo. Chapeau bas Señoras. Sans elles, cela n'aurait pas ete possible. De la, nous avons trouve rapidement un minibus que nous avons partage avec d'autres randonneurs. A peine arrives a Yolosa, nous sautions dans un bus pour La Paz malgre les reticences du chauffeur qui ne voulait pas nous laisser monter. Il n'y avait plus de places donc nous sommes restes dans le couloir tout le trajet. Apres etre alles recuperer nos bagages chez Pedro et Moumou, nous nous installlons a l'hotel et preparons nos affaires pour notre prochaine excursion a Rurrenabaque. Je n'ai pas pris la peine de diner, trop fatiguee pour cela. Demain est un grand jour.
Lien photos : http://picasaweb.google.fr/pilouemilie/TrekDelChoroEtRurrenabaqueMai2009# Publié à 18:07, le 11/05/2009, dans Voyages en Bolivie , La Paz Mots clefs : LA FAMILLE RICARD A COCHABAMBANous sommes donc arrives a notre rituel 6h du matin a Cochabamba bien extenués par notre apéro Paceño et les heures de bus mais heureux de retrouver un peu de soleil. Pour Pierre Louis et moi, une petite sieste avant de partir respectivement à l’université et au CAICC. Pour Pierre et Geneviève, une matinée détente a l’appart pour se remettre du décalage et des émotions. La cuisinière des petits s’étant fait mordre par le chien de la directrice, nous avons eu double de travail avec Delia ce matin la. J’ai donc retrouve nos trois compères déjà installes dans un restaurant bière et spécialités de Sucre au menu. Nous avons laisse ensuite Pilou filer à son stage et nous sommes partis sacs au dos faire les provisions de fruits et légumes frais pour la semaine au marche. De retour à l’appart, un coup de fil miraculeux de la poste m’apprend que j’ai enfin reçu le colis de mes parents pour mon anniversaire. Que du bonheur pour le palais.
Les mésaventures de Pierre Louis Au petit jour, la douleur n’ayant pas disparue, nous décidons de l’amener aux urgences. Et la, c’est le drame. Apres divers examens, le docteur confirme nos soupçons : une appendicite. L’opération est prévue en début d’après midi. Elle n’aura lieu en fin de compte qu’a 17h30 mais sera de courte durée. Une anesthésie locale aura été suffisante et pour ceux qui se font du souci, nous avons trouve le personnel compétent (le docteur a étudié en Belgique et en France) et très prévenant. Voir même un peu trop en ce qui concerne les infirmières car elles n’arrêtaient pas de complimenter « Pierre », comme elle l’appelle, pour son joli prénom et pour ses yeux. Nous ne savons pas encore quand est ce qu’il doit sortir. Nous en saurons plus demain.
De ce fait, il lui sera impossible de gravir le Huyana Potosi avec son papa, objectif rêvé depuis notre départ en Bolivie. Pierre puisque l’on parle de lui couvre une petite grippe attrapée à La Paz. Geneviève le soigne au mieux avant le début des excursions et afin qu’il puisse profiter complètement de son séjour. Ci-dessous un lien photos : Besos EMILIEPILOU Publié à 18:57, le 30/04/2009, dans La vie en Bolivie, Cochabamba Mots clefs : DERNIERES PHOTOS DEPUIS RETOUR DE VACANCESJe profite de l'absence prolongee de Pilou pour vous joindre le lien concernant les dernieres photos prises depuis notre retour de vacances mi-fevrier. Aqui esta : http://picasaweb.google.fr/pilouemilie/DeRetourDeVacances# La bise EMILIEPILOU Publié à 18:44, le 30/04/2009, dans La vie en Bolivie, Cochabamba Mots clefs : pilouemilie DE LA VISITE...Hola!
Petit post rapide en direct de la Paz, de chez nos inévitables comperes Pedro et Moumou, pour rassurer ceux qui seraient inquiets, et surtout partager un peu de notre bonheur: mon Papa est bien arrivé!!! Apres une petite matinee"shopping" a La Paz samedi, pour commencer a preparer les cadeaux pour le retour qui approche a grands pas, nous avons filé chez nos comperes pour profiter d'une journee detente. Au programme gros barbecue, apéro non moins important, et au final, un tres bon moment partagé avec Perinne et Lama, les voisins du dessous, et le Favio. Et a force de regarder la montre toutes les 5 minutes, minuit est enfin arrivé! Un saut dans un taxi, et apres une vingtaine minute de route, nous étions a l'aeroport d'El Alto pour avoir le plaisir de recevoir Papa et Geneviève. Mine de rien, déjà presque 10 mois sans contact paternel! Une bonne charge d'émotion donc, et nous retournions chez Pedro et Moumou nous coucher, pour la 1ere nuit Bolivienne des Montminois, qui resteront là un mois.
Et ce matin, première prise de contact avec le pays: petit tout au marché faire quelques courses, jus d'orange pressé sur la terrasse, et coup de fil aux voisins pour les rassurer, et à Maman, à qui notre conversation a rappeler avec beaucoup d'émotions sa visite hivernale en Bolivie. Et depuis, nous profitons tranquillement du beau temps, avant de prendre ce soir un bus pour regaggner Cochabamba de nuit. Et une fois là bas, nous organiserons un peu en détail leur voyage ici. Malheureusement, comme je l'ai déjà abordé ici plus tôt, la stupidité du système scolaire ne me permet pas de rater les cours. Je ne pourrais donc pas profiter des visites du pays avec mon père... Merci la fac! Je ne demande bien sur pas un mois de vacances; mais ne pas pouvoir rater un cours pour aller dans la jungle avec lui par exemple est plutôt stupide...
Mais bon, je ne vais pas me plaindre, mon père est là, et avec lui du reblochon! Je me consolerai en dévorant quelques parts de ce merveilleux fromage. La bise à tous, et nous donnerons ici quelques nouvelles de leur séjour. Je sais que quelques Montminois parcourent ce blog... Profitez de ce mois de vacance que mon père vous laisse, la saison a été longue! Hasta Luego en el Collectivo!
PILOUEMILIE Publié à 18:23, le 26/04/2009, dans La vie en Bolivie, La Paz Mots clefs : RYTHME A LA BOLIVIENNE...Hola! Quelques nouvelles rapides suite au nombreuses "plaintes" recues.... Mais le temps passe tres vite ici! Promis, on va essayer de se rattraper...
Workshop ou les étudiants de l’école d’architecture de Clermont á Cochabamba Il n’y a jamais eu une aussi grande communauté clermontoise à Cochabamba. Nous avons tout d’abord récupéré à midi Solène au terminal de bus en provenance de Buenos Aires après 52 heures de bus non stop, puis a 13h le petit Clément a l’aéroport qui s’est décidé de venir au dernier moment et ensuite nouveau détour par l’aéroport vers 20 h pour accueillir avec une délégation de la UPB le groupe principal d’étudiants . Nous n’avions pas reçu tant d’honneurs a notre arrivée. Nous avons donc logé Solène et Clément, et les autres étudiants se sont retrouvés dispatchés dans les familles boliviennes après maintes délibérations car ces dernières estimaient que sans leur femme de ménage elles ne pourraient pas faire a manger aux petits français ou que leur maman ne voulait pas, que la maison était trop petite (environ 400 m2) etc …. Bref, les familles qui ont bien voulu les recevoir ont bien joué le jeu. Petit déjeuner a base de fruits frais, jus pressés a volonté et autres mets délicieux qui vous mettent de bonne humeur le matin. La première semaine a été consacrée a un projet commun sur la Cancha (le marche de Cochabamba). Le travail de groupe a apparemment été assez difficile car les français ont un rythme de travail beaucoup plus soutenu que celui de nos amis boliviens. Travailler plus de 6 heures d’affilée a été une rude épreuve mais les amitiés se sont liées. Aucun problème au niveau des soirées bien arrosées. La seconde semaine, nous sommes tous partis a La Paz afin de les dépayser un petit peu plus et de faire un peu de tourisme et de shopping. Ils sont repartis des images colorées plein la tête, certains dans l’idée de revenir et les autres dans l’attente de donner le change en septembre lors du prochain workshop a Clermont-Ferrand. Les missions jésuites Cela fait un petit moment que nous attendions avec impatience cette opportunité de visiter les missions jésuites aux alentours de Santa Cruz, voila qui est fait. Nous avons profite de la semaine sainte (Pâques) et de son jour férié pour partir en excursion dans l’ardente chaleur de la région des missions. D’ailleurs, c’est la période idéale pour les visiter car il y a de nombreuses processions religieuses qui attirent de nombreux boliviens. Apres un interminable trajet en bus, nous arrivons enfin a Santa Cruz vers 9h et enchainons quasiment par 6h30 de train pour San Jose de Chiquitos. Embarquement digne d’un avion avec contrôle des passeports et des bagages pour cause de frontière brésilienne toute proche. C’est la première fois que nous utilisons ce moyen de locomotion en Bolivie. Nous apprécions donc le paysage verdoyant sous une chaleur suffocante et les moustiques qui se font provocateurs. Arrivée a la nuit tombée et nous suivons la horde de pèlerins venus assister a une procession. Nous avons de la chance de trouver une chambre disponible dans un hôtel face a l’église sur la place centrale et assistons avec émerveillement a ce déploiement de personnes après avoir dépose rapidement nos bagages. Le patron de l’hôtel nous ayant indiqué que le seul bus pour San Miguel notre prochaine étape était le lendemain a 7h, nous sommes dans l’obligation de visiter l’église de nuit qui est par chance ouverte en cette période de semaine sainte. Nous sommes charmes. Pilou fait un petit croquis qui attire bien entendu l’attention des passants, puis allons manger une spécialité cambas a base de poulet dans l’agitation d’un stand de la rue principale. Réveil a 6h. Nous profitons du soleil levant pour photographier l’imposant alignement que forme l’église face a la place et les rues désertes de terre rouge. Les moyens de locomotion ne sont pas très développes dans ce coin du pays et nous achetons par chance les derniers billets pour San Miguel. La route est défoncée, nous sommes secoués, il n’y a pas de place pour les jambes et les enfants dernières nous se font un malin plaisir a nous toucher sans cesse les cheveux, puis le bras et se cachent ensuite. Inutile de préciser que nous sommes les seuls touristes. L’avantage est que les gens sont très prévenants envers nous. Nous apercevons aussi les premiers Mennonites, communauté très présente ici, vêtus de leur salopette, de leur épaisse chemise de coton et de leur chapeau, style cowboy. Nous arrivons à midi a San Miguel. Magnifique église en bois avec sa façade ornementée de motifs ocres avec un cloitre des plus paisible. Malheureusement nous ne pouvons rester qu’une heure faute de rester bloquer la bas jusqu’au lendemain. Nous repartons donc pour une nouvelle heure de bus étouffante pour une ville étape obligatoire car impossible de trouver un bus qui nous amène directement a notre destination finale. Nous pensions faire un stop and go a San Ignacio mais impossible de trouver un bus pour Santa Ana. Grace a l’acharnement de Pilou, nous arriverons enfin à Santa Ana vers 17h. D’emblée, nous sommes charmes par ce petit village perdu au milieu de nulle part. Nous pensions nous reposer un peu mais nous apprenons avec tristesse encore une fois que le seul bus est pour demain matin 7h et encore il n’est pas validé pour cause de procession. Nous nous relaxons quand même auprès d’un bon plat a base de poulet bien entendu et visitons de nouveau l’église de nuit. Elle est magnifiquement décorée de feuilles de bananier, toute en bois, avec un clocher dénotant un peu du modèle des autres missions. Nous apprenons qu’il y a une messe a 21h et une procession a 4h et prévoyons d’y assister. En fait, nous nous endormons rattrapés par toutes ces heures de bus et manquons la cérémonie de 21h. Ce sont en réalité les chants qui ont dure jusqu’a point d’heure qui nous ont réveillé au plein milieu de la nuit. Nous irons donc vers les 5h du matin assister a la fin de la procession. Nous l’avons quand même fait. Pause croquis pour Pilou sur la place de l’église et moi je m’en vais guetter notre futur moyen de locomotion pour rejoindre de nouveau San Ignacio, point apparemment stratégique des environs. Un taxi klaxonne comme un furieux a travers tout le village. Signal que j’attendais avec anxiété. Nous partons donc pour San Ignacio et après réflexion enchainons pour le village de Concepción ou se situe l’une des dernières missions afin de couper la route pour Santa Cruz soit normalement 12h. Le village de Concepción nous plait, l’église est une fois de plus incroyable et l’hôtel reposant avec son inévitable patio agrémenté de hamacs. Le soir nous allons de nouveau a la messe, et oui comme quoi, et profitons de l’ambiance chaleureuse de l’endroit. Nous nous régalons entre temps de délicieuses brochettes de viande et de poulet dans la rue avant d’aller se coucher bien extenués. Nous avons un peu de temps le matin avant de prendre notre bus et visitons les ateliers de rénovation dédiés aux missions locales après un succulent petit déjeuner. Ensuite, long retour jusqu’a Santa Cruz. Une fois la bas, il nous reste encore à choisir un bus de nuit parmi toutes les compagnies qui essaient de nous harponner avec leurs rabatteurs et qui comment sérieusement a énerver Pilou! Nous n’aurons pas eu le temps de visiter Santa Cruz mais ce que nous avons fait en valait la peine même si nous trouvons que ce fut un peu trop rapide a notre gout. Il faut prendre son temps pour apprécier cette partie du pays mais nous n’avions pas ce luxe. Nous nous réveillons au petit matin et un doux murmure me souhaite un joyeux anniversaire. Chouette, j’ai 28 ans et kikinou 24 ans. Anniversaire en Bolivie Le matin du 14 avril, Pilou a file directement en cours et moi au CAICC. Ce fut une belle journée. Les éducatrices ainsi que les enfants m’ont fait souffler ma bougie sur une glace en chocolat et m’ont remis une carte de félicitations signée par tous. Mes copines cuisinières se sont ruinées pour m’acheter un énorme gâteau a partager le soir avec Pilou et concocte également mon plat préféré qui est : du pollo al horno!! Encore du poulet vous allez dire mais c’est un vrai régal. Elles m’ont servi et resservi jusqu’a ce que mon ventre cri a l’aide. La tradition est de croquer le gâteau après avoir soufflé la bougie est de pousser la tête de l’heureux élu en même temps. Autant vous dire que j’avais de la chantilly sur tout le visage. Par chance, j’ai échappé a l’œuf sur la tête. Le plus adorable c’est que deux fillettes sont allées m’acheter avec leur argent de poche des bonbons en chocolat et une pochette remplie de kleenex parfumes, le tout enrubanné dans du papier crépon. Le soir 3 roses m’attendaient mais nous avons reporte le repas au restaurant pour le lendemain car nous n’en pouvions plus.
Les dernières news La semaine dernière, tous les membres du CAICC ont participe au mariage du chauffeur de l’institution. Loin de nos habitudes et traditions. Le rendez vous était a 17h a l’église mais connaissant le respect des horaires du pays je suis arrivée a 17h20. Bien entendu, personne du CAICC n’était présent excepte Théophile un volontaire français qui est arrive bien en avance mais qui s’est retrouvé tout seul sans connaitre personne. Jusqu’a 10 mn de le fin nous étions les seuls représentant du CAICC mais aussi les deux pauvres étrangers que tout le monde regarde en se disant qui c’est eux. Durant le messe, le prêtre les a entoure d’une chaine en leur faisant comprendre que maintenant ils ne peuvent plus aller en arrière et que c’est pour toute la vie. Vision désopilante du mariage et de la vie a deux. Lors de la photo des maries avec les membres du CAICC, nous étions que trois ! Un petit bus a emmené les invite au restaurant pendant que les maries faisaient le tour de la ville en voiture avec des cannettes accrochées a l’arrière du véhicule et un papier indiquant juste married. Nous avons poireaute au restaurant jusqu’a 19h30. La, nous avons enfin assisté a la cérémonie civile. Le représentant de l’état s’est quand même déplacé. Des invités sont arrivés jusqu’a tard dans la nuit. En fait, tout le monde peut venir au mariage. Les places sont libres, ce qui serait inconcevable en France. Le restaurant est en réalité une grande salle avec tables et chaises en plastique ou chacun peu s’installer ou il veut. Autre particularité, c’est que les parents ne s’occupent quasiment de rien dans les dépenses du mariage. En fait, il y a des parrains et marraines de gâteaux, d’alcool, de musique, de photos, de repas etc. En tout cas, il y avait beaucoup d’alcool : Singani et bière a volonté. Cela me fait un mariage et deux enterrements. Pilou vient de commencer son stage en alternance avec ses cours. Ah oui, il a fait partie du tableau d’honneur pour ses résultats au premier semestre et a eu le droit de manger avec les grands pontes de l’université. Bravo. Nous sommes dans l’attente de notre bus de nuit pour La Paz. Pierre (le papa de Pilou) et Geneviève arrivent enfin samedi soir pour un mois. De nouvelles ballades en perspective. EMILIEPILOU. PS : le reste des photos arrivent, une fois de plus… PS n°2: De la part de Pilou: Robert, il serait temps d'arreter les pirouettes dans la cuisine, c'est plus de votre age... Plus serieusement, bon retablissement, et promis, de la lecture va arriver rapidement! Publié à 18:12, le 25/04/2009, dans Voyages en Bolivie , Departamento de Santa Cruz Mots clefs : LA SAISON DES CARNAVALSLa premiere semaine de cours est passee rapidement, je ne vais pas revenir dessus… Mais depuis bien longtemps, avant meme notre depart de France, quand nous preparions notre voyage, nous avions prevu de nous rendre au Carnaval d’Oruro, la plus grosse fete du pays. Et cette fete tombait le week end du 21 Fevrier, juste apres notre retour. Quelques coups de lis passés, des renseignements pris a droite a gauche, et nous le prgramme était etabli. Fabiana, une amie Bolivienne, nous a proposé de dormir chez des amis a elle la bas, et de partir tour ensemble le vendredi apres les cours. C’était parti pour 4 jours incroyables ! EN ROUTE POUR LA FIESTA… Oruro se trouve a environ 4 heures de route de Cocha, et en temps normal, il est aisé de trouver un bus pour y aller. Mais le weekend du carnaval, les transports sont pris d’assaut. Nous avons donc loué les services d’un minibus, et avons pris la route avec PH, Fabiana, et 3 de ses amis. Un trajet au cœur des montagnes une fois de plus, mais avec pour une fois un trafic assez important. Et notre chauffeur n’avait pas l’intention de trainer ! Comme souvent ici, il s’est mis a doubler n’importe quand, avec une etrange preference pour les endroits sans visibilite. Nous commencions a nous agiter un peu et a nous dire que vraiment, il était dingue, quand j’ai entendu un timide « on va mourir » venant de derriere moi. Le temps de regarder la route, j’ai vu arriver un camion en face de nous, alors que nous etions en train d’en doubler un en plein virage. Tout s’est soldé par un arret generalisé de tout le monde. Les gens savent ici que c’est la jungle sur la route, ils font donc attention, et sont prets a trouver un vehicule venant face a eux et a piler. Mais sur le coup de la peur, j’ai passé une grosse engueulade au chauffeur, en lui hurlant a peu pres tout ce que je connaissais comme insulte aux oreilles. Il s’est donc calmé, et nous avons termine le trajet tranquilement. Et alors que nous apercevions les premieres lueurs de la ville au loin, seule presence a briller dans ce semi-desert, nous avons du nous arreter a un de ces habituels controles routiers. Nous commencons a en avoir l’habitude, mais cette fois, ils ont fait dans l’original, et nous ont demandé nos papiers. Bien sur, nous n’avions pas pris nos passeports, de peu de les perdre dans l’agitation du carnaval, mais juste nos cartes de residents francais etablis a l’etranger, et une photocopie de tous nos documents officiels. Mais bien entendu, cela ne leur suffisait pas. Ils ont commencé a nous gueuler un peu dessus, en nous disant qu’il nous manquait nos visas, puis ont mis un coup de pression en faisant appeler le chef. Il est arrivé, et lui aussi s’est mis a vociferer, arguant que quand les Boliviens se rendaient chez nous aux Etats-Unis ( !!!) la police les mettaient dehors s’ils ne se balladaient pas avec leur passeports. Le temps de lui expliquer en m’agacant legerement que nous etions Français, et que nos documents suffisaient a circuler dans le pays, Emilie me disait a raison de ma calmer, et de laisser faire le chauffeur. Il a parle une minute a l’écart avec le chef, puis est revenu en nous disant que nous pouvions y aller. En fait, les policiers voulaient juste nous soutirer un peu d’argent, mais le chauffeur qui passe par la tous les jours a arrondi les angles, et nous avons enfin pu repartir, et rejoindre Oruro. Une rapide installation chez Rodrigo, l’ami de Fabiana, que nous ne remercierons jamais assez pour son accueil, et nous etions reparti vers le centre, en quete d’un peu de nourriture, et surtout de places pour assister au carnaval du lendemain. Et ca nous a pris du temps ! Surtout pour nous decider, entre toutes les tribunes proposees. Nous avons finalement opte pour des places un peu cheres, mais situees sur la place centrale, au cœur de l’animation. Une fois les billets en poches, nous avons profité un peu de l’animation, en attendant l’arrivee de l’ami Pedro de La paz, qui devait arriver vers minuit. Mais il a le chic pour se mettre dans de droles de situation… Il est monté dans un bus a La Paz, qui était occupé par toute une bande de jeunes allant festoyer au Carnaval, et le Pedro a l’approche plutôt facile. Il s’est donc fondu dans la masse, et a lié connaissances. Et au fur et a mesure des coups de fils que nous lui passions pour savoir ou il en était, nous nous rendions compte que ses connaissances commencaient a lui monter a la tete, alors que ses reservent de boisson diminuaient. Vers 3 heures du matin, nous avons laissé PH et Fabiana sur la place pour attendre ce qu’il restait de Pedro, alors que nous allions nous coucher. UN SAMEDI « LOCO » Au reveil, vers 9h, nous avons trouvé les amis un brin entamés… Mais au moins, tout le monde était la ! Et il était temps pour nous de lever le camp, direction les tribunes pour le debut du carnaval. Nous nous faufilons dans la masse incroyable de spectateurs, et rejoignons enfin nos places. Une premiere constatation, nous sommes bien placés, au cœur de la cohue, mais nous sommes a environ 4 metres de hauteur, sur le dernier rang, et il y a un grand vide juste derriere nous, sans aucune protection, ca va etre sportif… deuxieme constatation, le Pedro est un vaillant. A peine arrives, il declare l’apero ouvert ! Et la guerre egalement. Je vous ai parlé dans le dernier article des ballons plein d’eau. C’est ici une religion. La tribune situee en face de nous, de la’utre cote de la rue, lance les hostilites, auxquelles nous repondons rapidement. Nous negocions avec le vendeur de biere assis a cote de nous pour lui emprunter son seau et sa corde, que nous faisons descendre derriere la tribune avec quelques pieces, et que nous remontons plein de ballons. Je ne saurais pas dire combien de ballons nous avons jete, mais la petite dame qui les vendait derriere nous a du depuis s’acheter une charmante propriete au Bahamas tellement elle a fait fortune ! Et nous ne savons pas trop comment la premiere partie de ce carnaval est passee… Entre jets de ballons, vidage de bouteilles de Singani a un rythme effréné, danse dans les tribunes, conversations sans queue ni tete avec nos voisins de circonstance, nous nous dit aux alentours de 19 heures qu’il serait bon de faire une pause, pour manger un brin et se reposer avant la folle nuit qui s’annoncait. Un retour epique a la maison de Rodrigo, et une longue attente devant car nous avions oublié que nous n’avions pas les cles, et nous avions enfin notre sieste. Je tiens d’ailleurs a dire que c’est de cette episode que sont tirees quelques photos peu glorieuses publiees par PH sur Facebook (ce traitre de PH devrais-je dire…), ca laisse imaginer combien ces premieres heures ont pu etre difficiles… Petite sieste donc, ou nous jurons de nous reveiller vers 21 heures, pour retourner en decoudre. Et comme un charme, je me reveille, tout fier de l’avoir fait avant le reveil. Je demande l’heure a Emilie, qui me repond « il doit etre une heure du matin… » ! Tout le monde avait raté l’alarme… tout le monde, non, en fait… Emilie s’était bien reveillee, mais essayez de sortir du lit une demi douzaine de personnes tout droit venues d’un apero non stop de 9 heures !!! Mais a deux, nous y arriverons, non sans mal ! Un gros coup de motivation pour tout le monde, et febrilement nous retournions en tribunes. Les tetes etaient plutôt pales, quand Pedro a eu une idee dont il a le secret pour remettre tout le monde dans le sens de la marche : une petite bouteille de Singani ! Et croyez le ou pas, ca a marché… Une heure apres notre retour, c’était au tour de la San Simon, l’universite publique de Cocha de danser. Et ils sont toujours attendus. C’était pile ce qu’il nous fallait pour reprendre dans l’ambiance de fete collective. Les danses sont incroyables, d’un style vraiment inconnu chez nous, mais vraiment toniques, enjouees, et qui arrivent meme a faire bouger l’Emilie et le Pilou dans les tribunes, ce qui n’est pourtant pas gagné vu notre engouement pour la danse ! Et tout ca a continué jusqu'à tot le matin, quand nous nous sommes rendus comptes entre 2 conversations que plus personnes ne dansait. Nous avons donc suivi la route, pour nous retrouver plus haut, sur une enorme place, au cœur des bandas et des danseurs qui evacuent apres une journee complete d’effort. Un bon moyen de terminer la fete ! Et nous sommes rentrés, trempés, crevés, un peu ivres, mais surtout contents d’avoir vecu ca, un vrai moment de fete populaire comme nous avions rarement vu. Tout le monde se parle, partage un verre, danse,… La fiesta Latina quoi… LE DEUXIEME JOUR… Reveil a midi dans un etat sans nom, petite douche au seau d’eau dans le patio, et nous partions manger un bout, histoire de recuperer. Un bon repas au soda pour changer, avant de passer une journee tranquille… Mais je ne vous refais pas le tableau ! Nous avons marcher un peu en ville, et nous sommes retrouves comme par enchantement aux pieds de notre tribune, alors que les danseurs commencaient a reprendre leur numero. Ni une ni deux, nous avons saute a nos places, et repris notre devoir a l’endroit ou nous l’avions laissé ! Tout l’apres midi a danser, trinquer, et faire la guerre de l’eau une fois de plus. Seul un incident, ou plutôt meme un accident est venu ternir la fete. Depuis la veille, 3 ou 4 personnes etaient déjà tombees dans le vide a l’arriere de la tribune, mais a chaque fois sur quelques cartons trainant la, ou en se ratrappant plus ou moins a ce qui passait. Mais Dimanche soir, j’ai entendu Emilie crié un grand coup et dire « il est mort… ». Un mec completement saoul a basculé dans le vide, comme une poupée, sans aucune reaction, et sa tete a frotté contre le mur tout proche, avant de heurter le seul avant toute autre partie de son corps. J’ai sauté en bas de la tribune pour voir ce qu’il en était, et ce n’était pas tres beau. Quand un type est allongé face contre terre, en tremblant, et qu’une flaque de sang commence a se former sous sa tete, je crois qu’on prend rapidement la mesure de sa complete impuissance. Un policier est arrivé, et a passer un coup de fil a des secours qui paraissaient invisibles depuis 2 jours. Et effectivement, ils l’etaient. Au bout de 10 minutes, toujours rien… Le type s’est reveille, a commencé a essayer de se lever, et a enlever son bandana, laissant apparaitre ce qu’on peut litteralement appeler un trou dans sa tete. Et il est parti, accompagné d’un de ses amis, titubant et pas vraiment en forme… Le policier l’a laissé s’en aller, et nous n’en saurons jamais plus sur lui. Et tout ca nous a confirmé qu’il ne fallait pas trop compter sur les services publics pour porter assistance ici… Ca a quand meme jeté un petit froid sur la tribune, et tout le monde s’est serré pour que personne ne doive s’asseoir sur les 2 derniers rangs… Et la fete a repris, comme si de rien n’était. Je ne sais plus trop a quelle heure nous sommes rentrés, mais je me souviens par contre tres bien du reveil… La maman de Rodrigo est venue a 9 heures du matin nous reveiller, en nous apportant a manger pour le petit dejeuner. Une louable attention non ? J’etais assis par terre, a peine sorti de mon sommeil, quand elle est arrivee, et m’a tendu une grande assiette a soupe, que j’imaginais pleine de cereales et de lait… Mais la vue est venue confirmer ce que l’odeur laissait deviner. Un beau ragout, au milieu duquel flottait un moitié de tete de mouton, ouverte dans le sens de la longueur, avec les dents et la cervelle comme premiers signes. Nous sommes d’habitude friands de nouvelles experiences culinaires, mais apres les 3 jours que nous venions de passer, nous ne pouvions vraiment pas… Nous nous sommes excusés une bonne dizaine de fois aupres de la maman de Rodrigo de ne pas pouvoir accepter, et aux alentours de midi, nous avons pris un bus pour retourner a Cocha, fatigués, mais heureux. LE CARNAVAL RATÉ DE COCHABAMBA… Comme si nos organismes n’avaient pas été suffisament mis a rude epreuve a Oruro, le weekend suivant avait lieu le carnaval de Cochabamba. Et comme si le sort s’acharnait, Pedro avait decide de venir y assister, accompagné de son Moumou de colloc’, et de leur voisin Fabio. Une fois de plus, achats des places le vendredi soir, et rendez vous le lendemain matin a 10h pour remettre le couvert. Nous arriverons la bas a l’heure, et compagnie de Fabiana et sa mere, mais PH et les amis de La Paz traineront un peu plus. Vers midi, tout le monde sera la, et nous pensions la fete repartie a l’heure de l’apero. Mais mauvaise surprise, les autorites avaient decide d’interdire toute consommation d’alcool, et les officiels vidaient toutes les canettes trouvees dans le caniveau, sous les huees du public. Pas grave, nous profiterons des danses toute la journee, avant d’aller boire un coup le soir. Quelques verres bus en cachette comme a l’epoque du lycee venaient juste nous rafraichir un peu. Apres le defilé des militaires deguises en heros de dessins animes le matin (assez coquasse…) les troupes de danseurs commencaient a apporter une belle ambiance peu apres midi, avec notament la seule communaute noire du pays, venant des Yungas, qui reveillait tout le monde au son des tambours. Après leur passage, et entre 2 troupes, PH et Moumou sont allés au centre de la rue, et ont commencé une formidable danse bien de chez nous, en arborant un drapeau Bolivien et un drapeau Français confectionnés la veille, sous les applaudissements de tout le monde. Mais au bout de 2 minutes, quelques policiers les ont agrippés et emmenes derriere les tribunes. Pas tres grave en somme, PH est un habitué de la chose. Je suis tout de meme allé voir, et je les ai trouvé tous les 2 contre un mur, avec un flic qui leur criait dessus. Je commence a lui parler, en lui disant que ce n’est pas tres grave, qu’ils font juste la fete, et il commence a me hurler que je dois (je traduis litteralement…) « fermer ma gueule, que je suis un Americain de merde, et que je n’ai rien le droit de dire ». Une fois de plus cette facheuse tendance a assimiler comme Americain tout ce qui est blanc de peau, et qui parle avec un accent. J’essaye une fois de plus de lui explique que je suis francais, que j’habite ici, et que mes amis n’ont rien fait de mal, et il hurle de plus belle que je dois la fermer, et que mes amis ont manqué de respect a l’etat Bolivien en dansant avec le drapeau. L’ironie de la situation reside dans le fait qu’au meme moment, juste derriere nous, la foule entamait son habituel chant qui revient toutes les 5 minutes lors des rassemblements populaires, au son des « Evo, Evo, Cabron,… hijo de puta ». En gros, le president est un idiot, et sa maman n’est pas une femme a la morale irreprochable pour rester polit. Mais bon, je ne pouvais pas en remettre une couche en faisant remarquer ca au policier, j’ai donc fait demi tour pour aller chercher l’ami Fabio et sa gouaille. Venant d’un Bolivien, ca passerait surement mieux. Et il est venu… Une demi heure a parlementer, et au bout du compte rien. Ils voulaient emmener PH et Moumou a Interpol, car en plus ils n’avaient pas leurs papiers. La mere de Fabiana, defenseur du peuple de metier (en gros avocat qui defend les citoyens contre les abuts de l’administration) commencait a bouillir. Nous convenons d’aller chercher les papiers des 2 chenapans et de retrouver tout le monde a Interpol. Mais au moment de monter dans le taxi, Fabio me rappelle. Son debit de parole et son abnegation avait eu raison des officiers. Ils ont finalement laissé partir les 2 comperes avec un joli sermon patriotique a la cle. Nous remontons donc dans les tribunes pour reprendre la fete. Mais ce sera de courte duree… Une meute de policiers se pointe, commence a dire aux gens de s’asseoir, rale parcequ’une dizaine de jeunes sont debout devant les tribunes, ce qui peut paraitre normal lors d’un carnaval, et d’un coup, un agent sort sa bombe lacrymogene, et se met a nous apserger… Je passe les yeux qui brulent et les poumons qui piquent, c’est surtout de voir avec quelle nonchalance il nous a envoyé son gaz, et sans aucune justification. Ceux qui gueulait trop ont été embarqués, et une centaine d’agents sont restés plantés devant notre tribune, en carressant leurs menottes, sans qu’aucun danseur ne pointe son nez. La decision a été vite prise, si c’était ca le carnaval, rester assis bien sagement devant la police, ce serait sans nous. Nous avons donc pris le chemin de l’appartement, durant lequel nous avons eu droit au clou du spectacle. Emilie s’est faite aspergee de mousse, ce qui parait courant, mais le temps de s’enlever la mousse du visage, et de se sortir de la foule, son sac avait été ouvert d’un coup de cutter et l’appareil photo qu’il contenait n’y était bien entendu plus. Une belle journee !!! Les discussions sont alle bon train tout le reste de la journee a l’appartement, sur la politique du pays, sur les raisons de ses disfonctionements, tout ca sous le ton de l’indignation. Le soir venu, nous sommes quand meme sortis, histoire de ne pas se faire gacher la fete par une poignee de cons, qu’ils soient voleurs a la tire, ou en uniforme (je ne sais pas lesquels sont les pires…). Voila comment d’une belle fete qui nous était promise, nous sommes rentres les yeux rouges et un appareil photo en moins… Mais rassurez vous, ce n’est pas ca qui va nous faire cesser de nous sentir bien ici. J’ai connu des fetes de la musique avec un taux de CRS un peu trop eleve en France aussi, qui se finissaient au lacrymo et a coups de matraques… Malheureusement, cela semble international. CONCLUSION Encore un article bien trop long… J’essaye de resumer, mais ca ne prend pas ! Felicitations a ceux qui ont le courage d’aller jusqu’au bout , moi a votre place, je ne sais pas si je le ferais ! Nous donnons assez peu de nouvelles ces temps ci, mais tout va pour le mieux. Quand nous aurons internet a l’appartement, nous serons j’espere plus reguliers. Et nous pourrons enfin vous faire partager quelques photos de plus, de notre vie ici, et surtout un petit resumé du voyage, donc nous avons decidement du mal a nous remettre. Pas dans le sens nostalgique, mais plutôt en ne realisant pas encore tout a fait bien ce que nous avons eu la chance de vivre. Pour ce qui est du futur proche, nous attendons ce week end avec impatience, Solene vient nous rendre une petite visite depuis Buenos Aires, et 6 etudiants de l’ecole d’archi de clermont arrivent pour 15 jours, avec si nous avons de la chance un peu de fromage dans leurs valises… A tres bientôt, et merci encore pour les commentaires ou les mails, ca fait vraiment plaisir d’avoir quelques nouvelles du pays. La bise. PILOUEMILIE. Publié à 18:14, le 12/03/2009, dans Voyages en Bolivie , Oruro Mots clefs : oruro RETOUR A COCHABAMBASuite du dernier article, pour arriver a combler une fois de plus le retard que nous avons pris… PH nous attendait donc chez lui, ou nous avons enfin pu poser nos bagages. Depuis pres de 2 mois, nos vivions les sacs vissés sur le dos, et sans endroit ou se poser. Ca fait du bien de savoir ou nous allons dormir le soir ! Mais bon, apres un si beau voyage, il fallait feter dignement le retour… Une bonne soiree en compagnie de PH et de Fabiana, une amis Bolivienne, pour marquer notre retour en ville. Le Dimanche a été pour nous de decouvrir un peu ce qui avait changé a Cocha depuis notre depart. Nous etions en plein dans la periode des carnavals, et les boliviens ont cette etrange coutume de jeter des ballons remplis d’eau sur tout le monde, ou d’asperger les gens avec de la mousse. C’est rigolo au debut, mais quand c’est toute la journee, et partout en ville, ca devient pesant. Nous etions sur nos gardes tout le temps, a sursauter dés qu’un mome bougeait un peu trop pres de nous. Resultat, vigilants ou pas, nous avons fini mouilles comme tout le monde ! Le temps de manger un bout a la foire du « puchero » (un plat local bon mais indefinissable, et qui baigne dans l’huile comme souvant ici) et de faire un saut dans la piscine de PH, et ma derniere journee de vacances était passee… RETOUR A LA FAC MOUVEMENTÉ… Lundi matin, reveil, et reprise des cours. En fait, ils avaient repris un peu plus d’une semaine plus tot, mais j’avais informé le directeur d’etudes que j’aurais du retard, nous etions a Ushuaia a ce moment la, quelques 5000Km plus au sud… Le probleme, c’est que notre prof de projet n’était pas du meme avis. Il n’a que tres peu apprecie le fait que nous arrivions en retard, nous avons donc eu droit a sermon devant tous les etudiants, et au final, il nous a dit qu’il compterait ces absences comme injustifiees, ce qui a pour consequence de ne nous laisser que 2 absences pour les 4 prochains mois, sachant que nous avons cours tous les 2 jours. Alors pour une fois, je vais raler sur autre chose que le prix des entrees aux sites touristiques… Ils n’ont absolument rien fait durant cette semaine de cours, en 2 heures de travail, nous avions rattrapé le retard. De notre cote, si nous avons rate ces cours, c’était pour vivre des choses uniques pour l’etudiant europeen moyen. Je pense avoir appris bien plus en visitant le Machu Picchu, le couvent d’Arequipa, l’Ile de Pâques ou encore les ruines Jesuites de San Ignacio que mes petits camarades en 8 heures de cours passees a disserter sur l’interet du parking souterrain plutôt qu’en surface… Ca me fait vraiment rager de voir a quel point ce système est stupide, mais plus que tout, c’est le ton moralisateur du prof, qui nous a parlé de manque de respect envers eux, qui m’a mis hors de moi. Pour ma part, j’aurais plutôt vu comme un manque de respect de ne pas visiter tous ces sites incroyables. Comment peut on devenir architecte sans s’ouvrir un peu, et profiter de ces opportunites inédites ? Ca me rend fou de voir qu’aucun de mes camarades de classe ne connait le dixieme des lieux que nous avons visité. Nous avons du leur montrer sur une carte ou se trouvait Ushuaia et le Cap Horn… Et pourtant, ce n’est pas les problemes d’argent qui les en empechent. Non, ici, il faut juste venir en cours tous les jours, rester cloitré dans son monde doré, et surtout payer la facture de la fac a la fin du mois, et c’est sur, tu deviendras architecte. En concevant des projets en dessous de tout, sans aucune ouverture d’esprit, et sans aucune culture, mais tu deviendras architecte, c’est l’essentiel… J’ai passé tout le premier semestre a travailler, alors que j’aurais pu rendre un projet « bateau » et le valider quand meme, et voila comment on nous remotive. Je ne demande pas d’exception parceque je suis etranger, ou parceque j’ai eu de bonnes notes, mais je ne comprends pas cette reaction, sans meme avoir essaye de comprendre pourquoi j’avais du retard, et en oubliant qu’ils en etaient informes. Et surtout, c’est de voir ce prof qui nous demande de la rigueur, alors que c’est vraiment une notion qui leur est inconnue ici. Hier encore, je me suis pointé en cours, pour apprendre que le prof ne viendrait pas, alors qu’ils se savaient depuis un moment. Faites ce que je dis, pas ce que je fais… A LA RECHERCHE D’UN APPARTEMENT Bon, j’arrete la mes digressions sur le système educatif Bolivien, mais je n’ai toujours pas digere ce coup bas. Nous attendons que ca se tasse un peu pour en rediscuter… Mais outre la reprise des cours, notre retour a Cocha signifiait aussi la recherche d’un nouveau logement. Nous avions laisse la maison en Decembre pour economiser les 2 mois de loyer durant le voyage, et heureusement, PH nous a accueilli a notre retour, le temps de trouver un appartement. Et ca a été assez rapide. Achat du journal le Dimanche, coups de fils et visites le Lundi, et le Mardi matin nous donnions notre reponse pour un appartement situé en plein centre, et bien moins cher que la maison que nous avions. Le Jeudi, nous emménagions. Assez efficace je trouve ! Nous avions retenu la lecon, quand quelque chose te plait ici, il faut donner ta reponse de suite. Nous sommes donc depuis un mois dans cet appartement, dans « l’hyper-centre » de Cocha comme disent les urbanistes, et ca nous fait du bien de vivre un peu la ville differement. La maison était a environ 3 Km du centre, une fois rentres, nous ressortions donc peu. Ici, ca nous change, nous allons plus nous balader, profiter de l’animation, boire un verre. Nous nous y sentons bien, la taille est plus modeste bien sur que la maison, mais c’est bien suffisant pour nous deux, et pour les visiteurs qui arriveront jusqu'à notre depart. De plus, la famille qui vit dans l’immeuble (tout lui appartient) est vraiment incroyable. Une rare gentillesse, une confiance incomprehensible (nous n’avons toujours pas donne le moindre centime au bout d’un mois…) et le cœur sur la main. Ils ont fondé une ONG il ya 12 ans, et ils ouvrent cette annee leur 100eme clinique ! Ils en ont une autre qui s’occupe d’approvisioner en petit avion les communautes isolees, une autre pour construire des routes,… Ils sont tout simplement au service des autres, et ca fait plaisir a voir ! CONCLUSION Pas de photos cette fois, mais nous posterons bientôt une petite video de visite virtuelle de notre chez nous, pour ceux qui n’auraient pas l’immense chance de venir y sejourner ! Je vais une fois de plus diviser les articles, pour enlever un peu de lourdeur a mes interminables recits… La bise, le prochain article chauffe… PILOUEMILIE Publié à 18:05, le 12/03/2009, dans La vie en Bolivie, Cochabamba Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 4 } { Page suivante } |
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