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Hola!
Les semaines se suivent et visiblement se ressemblent... Encore une fois, un dimanche soir à bosser, et les articles promis ne sont pas encore arrivés...
Cependant, mon emploi du temps devrait me laisser un peu plus de temps pour poster quelques articles sur la vie locale. Mon enseignement d'urbanisme touche à sa fin, mais surtout le travail en groupe sur le projet est terminé! Ce n'est pas tellement que la charge de travail demandée était monstrueuse, mais le problème venait du nombre d'étudiants (10 dans le groupe) que je devais gérer, mais surtout de la fameuse ponctualité Bolivienne, doublée d'une bonne dose de jemenfoutisme, fortement prononcée chez certains sujets... Résultat des courses, eux ont eu l'impression de bosser, et moi, j'ai bossé! Mais bon, c'est terminé, ce qui va m'éviter un certain nombre d'escapades nocturnes pour aller rejoindre les autres à des heures assez improbables...
Emilie de son côté trouve toujours son bénévolat aussi intéressant, malgré quelques problèmes financiers dans l'association (une gestion à la Bolivienne, sans rentrer dans la caricature, ça développe comme on dit...). Les parents des enfants sont surpris de voir un bénévole aider à la cuisine, et ils trouvent ça super de voir une européenne s'intéresser à leur culture. Ca fait du bien quand même d'entendre ça!
Donc aucun soucis majeur ici, plutôt même des bonnes nouvelles: j'ai enfin réussi à trouver chaussure à mon pieds (au sens propre). Jusqu'ici quand je demandais du 46 ou 47, les vendeurs se mettaient à rire, ou appelaient les collègues pour leur répéter ma demande, les yeux comme des billes fixés sur mes bons vieux souliers Quechuas (de france, pas d'ici...), souliers forts confortables et pratiques au demeurant, mais qui commencent à donner quelques signes de fatigue après 2 mois de port quasi permanent. Donc tout ça pour dire (décidément, je n'arrive jamais à donner dans le rapide...) que j'ai enfin trouvé une paire de sommaires adidas, qui trainaient là sur une étagère dans un magasion non moins sommaire, et dont la patronne a dû se sentir soulagée à l'idée d'enfin se débarasser de ce qu'elle devait considérer comme un échantillon publicitaire.
Autre petit détail, nous semblons nous être relativement bien adaptés à l'hygiène locale, ou plutôt à son absence, surtout dans le domaine de la cuisine. Au CAICC, tous les volontaires européens sont sur le flanc, sauf Emilie, vaillante comme aime le rappeler son père.... Une mention spéciale est à attribuer à Michelle, notre amie Suisse, qui a même dû se rendre à l'hôpital en urgence pour cause de révolution intestinale...
Bon, vraiment, cette fois je m'arrête...mais Emilie me murmure à l'oreille (ou presque) que j'ai oublié de mentioner le caractère spécial de cette journée. En effet, aujourd'hui à Cochabamba, c'était journée du piéton. Aucune voiture, et surtout une atmosphère bon enfant partout en ville, les familles étant toutes de sortie pour une ballade sous le soleil dominical. Emilie est allée faire quelques courses, mais journée sans voiture sous-entend journée sans taxi, et c'est donc sac sur le dos qu'elle s'en est revenue, chargée comme un lama! Pour ma part, je suis allé courir pour la première fois....bon, je vais mettre ça sur le compte de l'altitude, même si j'entends au loin les rires narquois, mais autant vous dire que ça ne s'est pas passé tout seul! Affaire à suivre...
A bientôt pour plus de nouvelles, et surtout quelques articles sur le pays. Portez-vous bien, et recevez par delà les océans notre plus chaleureuse bise (ça fait un peu beaucoup non, la bise tout seul c'est aussi bien...)
PILOUEMILIE.
P-S: j'allais oublier l'objet même de ce mail...les vidéos! Donc voici le lien, pour un petit aperçu du travail d'Emilie, et quelques séquences sur l'ambiance lors du carnaval d'Urkupiña. http://fr.youtube.com/user/pilouemilie |